lundi 30 avril 2012
2012/04/30
14h35, lundi dernier jour du mois d'avril . Le temps est maussade , la pluie est tombée une bonne partie de la matinée. Les averses étaient fortes par moment. Les parapluies ont repris du service et la nature respire un peu mieux .J-1, le départ de "minou" et Angie avec Marie est prévu pour demain soir, par bateau.
Le 2 mai , une grève est prévue dans les transports maritimes. Elles reviennent en fin de semaine, j'espère qu'elles ne seront pas coincées par les mouvements d'humeur des grévistes.
dimanche 29 avril 2012
2012/04/29
17h49, dimanche sous la pluie, le matin, puis avec le ciel éclairé par un beau soleil, l'après-midi. Hier, on a battu des records de chaleur depuis 1961. Les 30° ont été franchi fin avril 2012.
J'ai reçu la visite de ma sœur Nathalie avec Pierre-Alexandre mon neveu. J'aime les miens, surtout les plus petits. Ils m'apportent beaucoup car ils me gardent en vigilance et m'incitent à suivre le chemin que mes parents ont ouvert devant moi.
J'aimerais que mon père sois présent pour apprécier ses petits moments de joie. Mon père , aussi, aimait les siens. C'est la certitude que j'ai ancré au fond de mon âme.
PA est un petit bonhomme plein de malice, je le regarde et il me remplit de bonheur. Il est dégourdi, c'est une qualité.
Adam mon fils, le troisième est passé avec ses amis ce samedi soir. j'aime voir mes enfants, même si les rencontres sont courtes.
Priscillia, ma belle-fille , me donnera un petit bébé que je regarderai grandir.
Le temps se rapproche et je pense être, prochainement, un jeune grand père.
50 ans est un bon âge pour profiter de ses enfants, j'aime mes enfants et j'en suis fier. Ils sont gentils, travailleurs et aimants.C'est ce que j'observe.
Deux meetings dominicaux pour les deux candidats. A Bercy, Hollande rassemble et appelle à l'union. A Toulouse, Sarkosy parle des frontières. Les français rentrent dans la dernière ligne droite et attendront le débat de mercredi pour se décider. Le vote de dimanche prochain orientera le pays sur une nouvelle voie et une nouvelle société. Pour moi, la jeunesse , la vérité et l'Europe sont une voie.
jeudi 26 avril 2012
2012/04/26
18h48, ce jeudi chaud annonce le changement metéo pour les prochains jours, en Corse.
Il a fait 25° et demain on aura probablement 30°. L'été arrive à petits pas.
Des paroles et des actes, l'émission a proposé un débat à distance entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Slogan contre slogan "le changement , c'est maintenant."
et "la France forte."
Je pense que François Hollande est plus rassembleur que Sarkozy , mais deux visions différentes s'affrontent devant les français qui les départageront le dimanche 6 mai 2012.
François Bayrou a adressé, mercredi 25 avril, une lettre aux candidats du deuxième tour de l'élection présidentielle. Découvrez son contenu.
"Vous participez au second tour de l’élection présidentielle. Il me paraît normal de vous rappeler ce qui a été essentiel pour les plus de trois millions d’électeurs qui m’ont apporté leur suffrage au premier tour.
Le premier élément crucial pour eux et pour moi aura été la vérité sur la situation du pays, la prise en compte de la réalité des faits.
Je ne crois nullement que la crise financière soit derrière nous. Je pense au contraire que la crise est devant nous, et qu’elle sera très dure. Je pense que les déficits, commerciaux et budgétaires, qui s’accumulent pour notre pays menacent à court terme notre modèle social et que la multiplication des promesses non financées aggravera encore ce risque.
Et parce que nous allons vivre ces moments difficiles, l’attitude personnelle des gouvernants comptera beaucoup. C’est une question de valeurs, personnelles autant que politiques. Depuis des années, c’est la violence des attitudes et des mots, la guerre d’un camp contre l’autre, la complaisance à l’égard des extrêmes qui caractérisent notre pays. Le refus de la violence perpétuelle dans la vie politique, les valeurs de respect des sensibilités différentes, la reconnaissance du pluralisme, la recherche de l’équilibre, sont la condition nécessaire à l’esprit d’unité nationale dont nous aurons besoin face à la crise.
C’est ainsi, et seulement ainsi, par la vérité et l’unité que la France pourra regarder en face les conditions de son redressement. Et d’abord de son redressement financier. Or la recherche de l’équilibre des finances publiques n’est obtenue dans vos deux projets que par l’affichage d’une croissance impossible à court terme. Je vous demande instamment de réfléchir à ce péril et d’envisager des mesures crédibles pour l’écarter s’il est encore temps.
Pour moi, la décision constitutionnelle, inscrite dans le traité européen, de renoncer pour l’avenir aux facilités du déficit, du moins en période de croissance, la « règle d’or », doit s’imposer à tous les pays qui ont l’euro en partage. Non pas pour faire plaisir aux « marchés », ou à « Bruxelles », mais parce que c’est le seul moyen d’éviter pour la France et les Français, particulièrement pour les plus fragiles, la catastrophe sociale qui s’annonce.
La France s’est construite depuis la guerre autour du modèle social né du Conseil National de la Résistance. Nous y tenons, non pas comme à une tradition, mais comme à notre principale aspiration nationale. Nous le regardons non pas comme notre passé, mais comme notre avenir. Nous savons qu’il devra se réformer, mais dans la justice et la solidarité. Or c’est dans le concret de la vie de tous les jours que justice et solidarité risquent d’être menacées.
La sauvegarde de notre modèle social et de services publics impose de restaurer et de développer fortement notre appareil de production. La France est, Grande-Bretagne exceptée, le seul des grands pays européens qui connaisse l’effondrement de son commerce extérieur. Ce n’est pas viable. Pourtant, nous avons d’immenses marges de progression, et donc de création d’emplois durables, de ressources pour les familles.
C’est là que va se gagner ou se perdre le combat de notre avenir national, en particulier dans la recherche de stratégies nationales de production, filière par filière. Une évolution de la démocratie sociale dans l’entreprise est aussi un élément crucial de ce redressement. La représentation des salariés, avec droit de vote, au conseil d’administration des grandes entreprises, sera un signe déterminant en ce sens.
La crise de l’éducation en France est un enjeu du même ordre. La situation de l’école, notamment à l’école primaire et au collège, ne peut être acceptée. Des centaines de milliers d’enfants voient leur avenir barré faute de se voir garantir les acquis nécessaires, maîtrise de l’écrit, du chiffre, de la langue. Faute de consacrer à ces fondamentaux le temps scolaire indispensable, les inégalités sociales se perpétuent et s’aggravent dans cet échec. Ce combat national oblige à un nouveau contrat entre l’école et la nation, qui touchera à la question des pratiques, de l’organisation, du développement de l'alternance et de l’apprentissage, aussi bien que des moyens.
La moralisation de la vie publique, le changement des pratiques du monde politique représentent une attente des citoyens dont vous ne pouvez ignorer la gravité. L’interdiction du cumul des mandats pour les députés, la diminution du nombre des parlementaires, le renforcement de la parité hommes femmes, le changement de loi électorale pour assurer la représentation des grands courants d’opinion, en tout cas de ceux qui atteignent 5 % des suffrages, à l’Assemblée nationale, au sens le plus large la garantie du pluralisme, la consécration de l’indépendance de la justice, le renforcement de l’indépendance des médias, l’assainissement du financement de la vie politique, la lutte contre la corruption et la prise illégale d’intérêts, tout cela est urgent. Les deux partis que vous représentez ont souvent pris des engagements, mais jamais ils ne sont allés plus loin. Je crois que cette moralisation est vitale pour que la confiance revienne entre citoyens et élus. Seule la voie référendaire permettra de les imposer à un monde politique qui n’a guère envie de voir changer les règles d’un jeu qui lui convient.
L’Europe a été durement attaquée pendant cette campagne. On lui a fait porter tour à tour la responsabilité de l’immigration et celle de l’absence de croissance. Je veux vous dire que pour nous, il est impossible d’envisager notre avenir national sans projet européen. L’Europe n’est pas seulement notre horizon : le jour où elle existera vraiment, elle sera notre seule arme politique et économique efficace dans la tourmente mondiale. L’Europe souffre aujourd’hui d’absence de gouvernance, de transparence et de lisibilité. Ce n’est pas avec moins d’Europe que la France s’en sortira ! C’est avec une Europe plus forte, plus solidaire, plus lisible, donc plus communautaire. Dans cette perspective, les renforcements de la zone euro, comme de l'espace Schengen, sont une étape prioritaire.
Des millions de Français partagent ces valeurs et ces préoccupations. Ils seront, je n’en doute pas, attentifs aux orientations qui seront les vôtres sur ces questions durant la campagne du deuxième tour.
Je vous prie de croire à l’assurance de mes sentiments cordiaux."
mercredi 25 avril 2012
2012/04/25
23h59, ce mercredi le temps d'été a fait plaisir à tous. Les terrasses se sont remplies toute la journée.
La finale de champion's ligue sera Bayern Munich/Chelsea.
J'ai rédigé un courrier pour le comité des usagers de vendredi prochain.
mardi 24 avril 2012
2012/04/24
16h20, de la pluie ,du soleil. Chaleur sans les nuages.Bref , une journée de printemps timide. Les jours qui suivent vont subir la même alternance de chaud/froid.
Les analyses du scrutin vont bon train. Chacun essaye d'expliquer le paradoxe de la société.
En Corse , les nationalistes ont voté pour le front national. C'est une première.
Que feront les corses au second tour?
La Corse n’est pas une exception. Les causes du vote FN sont multiples et intriquées mais des grandes tendances se dégagent. Si l'augmentation est générale, la géographie montre que les territoires périurbains ou les villes moyennes en développement sont des pourvoyeurs majeurs du vote Front National. La Corse, insérée dans son environnement européen, est sujette aux grandes transformations sociales et économiques actuelles. Elle n’échappe pas à la tendance nationale, qui, elle-même, n’échappe pas à la tendance européenne. En Europe, une droite populiste « new-look » dédiabolisée de ces vieux oripeaux surfe sur le désarroi et la colère sociale et dépasse allègrement les 20%. Dans ces conditions, les cris d’orfraie, les indignations ou les anathèmes sont inutiles. Le FN ne reculera qu’avec des réponses à la crise sociale et territoriale.
Dans un autre domaine: le football. Chelsea s'est qualifié au Nou Camp face au Barça 2à2. Le match aller 1à0 pour Chelsea.
Ce soir, Cécile Muffraggi m'a demandé quand est-ce que j'allais rejoindre la franc-maçonnerie.Je ne suis pas prêt et je ne sais pas si un jour , je le serais.
lundi 23 avril 2012
2012/04/23
17h34, ce lundi de soleil est un paradoxe avec le vote bleu marine du front national.
face au ciel bleu clair, il se trouve des urnes à la couleur bleu nuit. Des accents d'extrême droite se prononcent au dessus de nos têtes tricolores. Le petit vent qui souffle sur le Cours Napoléon suffira t-il à balayer le front National? Napoleon III disait à son entourage " N'ayez pas peur du peuple...il est plus conservateur que nous ! " Hélas !!!
face au ciel bleu clair, il se trouve des urnes à la couleur bleu nuit. Des accents d'extrême droite se prononcent au dessus de nos têtes tricolores. Le petit vent qui souffle sur le Cours Napoléon suffira t-il à balayer le front National? Napoleon III disait à son entourage " N'ayez pas peur du peuple...il est plus conservateur que nous ! " Hélas !!!
bonus
Dix façons de tenir le peuple . Chomsky.
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutionsCette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradationPour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différéUne autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âgeLa plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexionFaire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtiseFaire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocritéEncourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilitéFaire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmesAu cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
1/ La stratégie de la distraction
Élément primordial du contrôle social, la stratégie de la diversion consiste à détourner l’attention du public des problèmes importants et des mutations décidées par les élites politiques et économiques, grâce à un déluge continuel de distractions et d’informations insignifiantes. La stratégie de la diversion est également indispensable pour empêcher le public de s’intéresser aux connaissances essentielles, dans les domaines de la science, de l’économie, de la psychologie, de la neurobiologie, et de la cybernétique. « Garder l’attention du public distraite, loin des véritables problèmes sociaux, captivée par des sujets sans importance réelle. Garder le public occupé, occupé, occupé, sans aucun temps pour penser; de retour à la ferme avec les autres animaux. » Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
2/ Créer des problèmes, puis offrir des solutionsCette méthode est aussi appelée « problème-réaction-solution ». On crée d’abord un problème, une « situation » prévue pour susciter une certaine réaction du public, afin que celui-ci soit lui-même demandeur des mesures qu’on souhaite lui faire accepter. Par exemple: laisser se développer la violence urbaine, ou organiser des attentats sanglants, afin que le public soit demandeur de lois sécuritaires au détriment de la liberté. Ou encore : créer une crise économique pour faire accepter comme un mal nécessaire le recul des droits sociaux et le démantèlement des services publics.
3/ La stratégie de la dégradationPour faire accepter une mesure inacceptable, il suffit de l’appliquer progressivement, en « dégradé », sur une durée de 10 ans. C’est de cette façon que des conditions socio-économiques radicalement nouvelles (néolibéralisme) ont été imposées durant les années 1980 à 1990. Chômage massif, précarité, flexibilité, délocalisations, salaires n’assurant plus un revenu décent, autant de changements qui auraient provoqué une révolution s’ils avaient été appliqués brutalement.
4/ La stratégie du différéUne autre façon de faire accepter une décision impopulaire est de la présenter comme « douloureuse mais nécessaire », en obtenant l’accord du public dans le présent pour une application dans le futur. Il est toujours plus facile d’accepter un sacrifice futur qu’un sacrifice immédiat. D’abord parce que l’effort n’est pas à fournir tout de suite. Ensuite parce que le public a toujours tendance à espérer naïvement que « tout ira mieux demain » et que le sacrifice demandé pourra être évité. Enfin, cela laisse du temps au public pour s’habituer à l’idée du changement et l’accepter avec résignation lorsque le moment sera venu.
5/ S’adresser au public comme à des enfants en bas-âgeLa plupart des publicités destinées au grand-public utilisent un discours, des arguments, des personnages, et un ton particulièrement infantilisants, souvent proche du débilitant, comme si le spectateur était un enfant en bas-age ou un handicapé mental. Plus on cherchera à tromper le spectateur, plus on adoptera un ton infantilisant. Pourquoi ? « Si on s’adresse à une personne comme si elle était âgée de 12 ans, alors, en raison de la suggestibilité, elle aura, avec une certaine probabilité, une réponse ou une réaction aussi dénuée de sens critique que celles d’une personne de 12 ans ». Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
6/ Faire appel à l’émotionnel plutôt qu’à la réflexionFaire appel à l’émotionnel est une technique classique pour court-circuiter l’analyse rationnelle, et donc le sens critique des individus. De plus, l’utilisation du registre émotionnel permet d’ouvrir la porte d’accès à l’inconscient pour y implanter des idées, des désirs, des peurs, des pulsions, ou des comportements…
7/ Maintenir le public dans l’ignorance et la bêtiseFaire en sorte que le public soit incapable de comprendre les technologies et les méthodes utilisées pour son contrôle et son esclavage. « La qualité de l’éducation donnée aux classes inférieures doit être la plus pauvre, de telle sorte que le fossé de l’ignorance qui isole les classes inférieures des classes supérieures soit et demeure incompréhensible par les classes inférieures. Extrait de « Armes silencieuses pour guerres tranquilles »
8/ Encourager le public à se complaire dans la médiocritéEncourager le public à trouver « cool » le fait d’être bête, vulgaire, et inculte…
9/ Remplacer la révolte par la culpabilitéFaire croire à l’individu qu’il est seul responsable de son malheur, à cause de l’insuffisance de son intelligence, de ses capacités, ou de ses efforts. Ainsi, au lieu de se révolter contre le système économique, l’individu s’auto-dévalue et culpabilise, ce qui engendre un état dépressif dont l’un des effets est l’inhibition de l’action. Et sans action, pas de révolution!…
10/ Connaître les individus mieux qu’ils ne se connaissent eux-mêmesAu cours des 50 dernières années, les progrès fulgurants de la science ont creusé un fossé croissant entre les connaissances du public et celles détenues et utilisées par les élites dirigeantes. Grâce à la biologie, la neurobiologie, et la psychologie appliquée, le « système » est parvenu à une connaissance avancée de l’être humain, à la fois physiquement et psychologiquement. Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.
dimanche 22 avril 2012
2012/04/22
13h25,ce dimanche est le 1er tour de l'élection présidentielle. Le temps est tantôt gris, tantôt bleu. Il ne fait pas froid, c'est déjà ça. Ce matin, quelques gouttes sont tombées , juste pour faire tomber la poussière.
Le taux de participation était de 28,29% à midi. A 20h, la participation nationale était de près de 80%. François Hollande arrive en tête avec 28% devant Nicolas Sarkozy à 25%. La surprise sera le score de Marine LePen avec plus de 18,50% . Melenchon n'aura pas transformer, puisqu'il n'a que 11% et Bayrou 8,5%.
Les français vont se réveiller avec la gueule de bois. Le mal est profond.
Ce matin, j'ai su comment Angie avait interprété le problème de la mort de son grand-père. En entendant "minou" elle s'est fait son propre scénario qui ne correspond qu'à sa vision de petite fille. Comme quoi, il faut faire attention aux discussions d'adultes qui peuvent laisser penser tout autre chose que la vérité.
Après avoir voté, Alexandre et Priscillia sont venus passer un moment au Bistrot, cet après-midi.
Le taux de participation était de 28,29% à midi. A 20h, la participation nationale était de près de 80%. François Hollande arrive en tête avec 28% devant Nicolas Sarkozy à 25%. La surprise sera le score de Marine LePen avec plus de 18,50% . Melenchon n'aura pas transformer, puisqu'il n'a que 11% et Bayrou 8,5%.
Les français vont se réveiller avec la gueule de bois. Le mal est profond.
Ce matin, j'ai su comment Angie avait interprété le problème de la mort de son grand-père. En entendant "minou" elle s'est fait son propre scénario qui ne correspond qu'à sa vision de petite fille. Comme quoi, il faut faire attention aux discussions d'adultes qui peuvent laisser penser tout autre chose que la vérité.
Après avoir voté, Alexandre et Priscillia sont venus passer un moment au Bistrot, cet après-midi.
samedi 21 avril 2012
2012/04/21
22h19, ce samedi était placé sous le signe du beau temps. Dans l'après-midi, les nuages moutonneux ont rempli le ciel. Ils annoncent généralement la pluie.
Ce soir est la veille du 1er tour de la présidentielle française, la situation est curieuse. Un drôle de sentiment anime la société, mi figue mi-raisin. Les français sont fâchés et voteront selon leur humeur, plus remontés que jamais.
Quel sera le taux d'abstention? Qui seront les deux qualifiés pour le second tour?
Les français feront la tête après les élections car les choses sérieuses commenceront.
Angie et maman...
Ce soir est la veille du 1er tour de la présidentielle française, la situation est curieuse. Un drôle de sentiment anime la société, mi figue mi-raisin. Les français sont fâchés et voteront selon leur humeur, plus remontés que jamais.
Quel sera le taux d'abstention? Qui seront les deux qualifiés pour le second tour?
Les français feront la tête après les élections car les choses sérieuses commenceront.
Angie et maman...
jeudi 19 avril 2012
2012/04/19
12h38, ce jeudi pluvieux n'incite pas les clients à s'installer en terrasse.
La pluie est prévue pour durer pendant quelques jours.
Ce matin , dans la presse locale, Daniel Felici donne la tendance pour les professionnels de la restauration. Les données ne sont pas optimistes pour les mois à venir.
La pluie est prévue pour durer pendant quelques jours.
Ce matin , dans la presse locale, Daniel Felici donne la tendance pour les professionnels de la restauration. Les données ne sont pas optimistes pour les mois à venir.
mercredi 18 avril 2012
2012/04/18
21h23, ce mercredi ,la pluie est tombée presque toute la journée. La température a chuté sensiblement , il fait froid. Comme on dit:"En avril, ne découvre pas d'un fil."
mardi 17 avril 2012
2012/04/17
18h21, ce mardi , le temps est instable. Après une matinée sous le soleil, les nuages orageux arrivent par l'ouest. La neige est tombée au dessus de 1600m.
Adam a passé la conduite cet après-midi, il aura les résultats demain en préfecture. En effet , depuis quelques années, les examinateurs ne donnent plus le résultat de l'épreuve immédiatement. Des agressions , dans le passé,ont déclenché la colère des inspecteurs. Ma foi, si il faut pendant quelques années utiliser cette méthode pour calmer les esprits. Mais est-ce qu'on les calme vraiment?
En fin d'après-midi, un autre meurtre a eu lieu à Santa Maria Sicchè en Corse du Sud. Un homme d'une cinquantaine d'année a succombé sous les balles. Un homme était recherché dans l'entourage.
Hier soir, dans une émission radio "le téléphone sonne" sur France Inter la violence était en débat. La LDH de Corse a été épinglé pour sa défense de personnes douteuses, accusées et condamnées pour des actes odieux et crapuleux. C'est un paradoxe.
Ariane Chemin,journaliste, a commencé à parler de vrais sujets touchants la Corse. Vincent Carlotti, ancien élu, Henri Mariani ,journaliste à RCFM ont débattu un peu plus en avant que d'habitude. Pourtant, on n'a pas appris beaucoup plus de choses. Peut-être qu'avec plus de débats les langues se délieront mais rien n'est moins sûr.
Adam a passé la conduite cet après-midi, il aura les résultats demain en préfecture. En effet , depuis quelques années, les examinateurs ne donnent plus le résultat de l'épreuve immédiatement. Des agressions , dans le passé,ont déclenché la colère des inspecteurs. Ma foi, si il faut pendant quelques années utiliser cette méthode pour calmer les esprits. Mais est-ce qu'on les calme vraiment?
En fin d'après-midi, un autre meurtre a eu lieu à Santa Maria Sicchè en Corse du Sud. Un homme d'une cinquantaine d'année a succombé sous les balles. Un homme était recherché dans l'entourage.
Hier soir, dans une émission radio "le téléphone sonne" sur France Inter la violence était en débat. La LDH de Corse a été épinglé pour sa défense de personnes douteuses, accusées et condamnées pour des actes odieux et crapuleux. C'est un paradoxe.
Ariane Chemin,journaliste, a commencé à parler de vrais sujets touchants la Corse. Vincent Carlotti, ancien élu, Henri Mariani ,journaliste à RCFM ont débattu un peu plus en avant que d'habitude. Pourtant, on n'a pas appris beaucoup plus de choses. Peut-être qu'avec plus de débats les langues se délieront mais rien n'est moins sûr.
lundi 16 avril 2012
2012/04/16
21h, ce lundi était gris mais sans pluie sur Ajaccio. On annonce une semaine sous le signe de l'eau.
Cela fait deux jours que j'ai délaissé le clavier, manque d'envie , de temps ou occupé à autre chose. Le fait est là, je dois me remettre à écrire.
Le week-end était chargé en meetings des principaux candidats. Samedi, Melenchon a fait le plein sur le Prado à Marseille avec plus de cent mille personnes.Dimanche à la Concorde, Sarkozy pour la majorité et à Versailles c'était François Hollande qui s'adressait aux français.
Sur notre île, un nouvel évêque est installé depuis samedi.
L'ACA s'est fait étriller en ligue 1 par le LOSC(Lille)1à4.
Bastia a fait match nul à Sedan en fin de semaine.
Cela fait deux jours que j'ai délaissé le clavier, manque d'envie , de temps ou occupé à autre chose. Le fait est là, je dois me remettre à écrire.
Le week-end était chargé en meetings des principaux candidats. Samedi, Melenchon a fait le plein sur le Prado à Marseille avec plus de cent mille personnes.Dimanche à la Concorde, Sarkozy pour la majorité et à Versailles c'était François Hollande qui s'adressait aux français.
Sur notre île, un nouvel évêque est installé depuis samedi.
L'ACA s'est fait étriller en ligue 1 par le LOSC(Lille)1à4.
Bastia a fait match nul à Sedan en fin de semaine.
vendredi 13 avril 2012
2012/04/13
01h09, ce samedi s'annonce sous la pluie comme vendredi. De pluie fine mais de la pluie quand même.
Ce vendredi 13 a vu l'arrivée de Nicolas Sarkozy en tant que candidat Président dans notre cité d'Ajaccio.
Il a fait le point sur la sécurité , en préfecture, avec les services concernés. Il était Président.
Vers 16h, il est reparti comme candidat pour le meeting au palais des congrès avant de rejoindre Paris.
Il ne reste que neuf jours avant le premier tour de scrutin, les dix prétendants affichent leur programme pour influencer les électeurs hésitants.
Angie est venue au Bistrot avec Marie-Ange vers 17h. Nous avons joué tous les deux pour faire passer le temps avant que "minou" arrive de son travail à la garderie de l'école Sampiero.
Ce soir un anniversaire se passait dans la salle Giordano BRUNO. 27 personnes été conviées à la fête. Une jeune fille voulait surprendre son amoureux avec une petite fiesta. Il y a encore un peu de plaisir dans les soirées de jeunes.
Ce vendredi 13 a vu l'arrivée de Nicolas Sarkozy en tant que candidat Président dans notre cité d'Ajaccio.
Il a fait le point sur la sécurité , en préfecture, avec les services concernés. Il était Président.
Vers 16h, il est reparti comme candidat pour le meeting au palais des congrès avant de rejoindre Paris.
Il ne reste que neuf jours avant le premier tour de scrutin, les dix prétendants affichent leur programme pour influencer les électeurs hésitants.
Angie est venue au Bistrot avec Marie-Ange vers 17h. Nous avons joué tous les deux pour faire passer le temps avant que "minou" arrive de son travail à la garderie de l'école Sampiero.
Ce soir un anniversaire se passait dans la salle Giordano BRUNO. 27 personnes été conviées à la fête. Une jeune fille voulait surprendre son amoureux avec une petite fiesta. Il y a encore un peu de plaisir dans les soirées de jeunes.
jeudi 12 avril 2012
2012/04/12
23h27, ce jeudi fut un jour placé sous le beau temps. La pluie est annoncée pour ce week-end. Les températures étaient agréables, voire douces toute la journée.
Quévily petit club a réussi l'exploit de la coupe de France en sortant Rennes , club de ligue1 sur le score de 2à1. Belle performance pour le petit poucet, rendez-vous pour la finale contre Lyon.
C'est fait les deux soirées spéciales élections dans l'émission " des paroles et des actes" sont passées. Les analyses vont suivre jusqu'au premier tour, les français donneront leur choix dans l'urne derrière l'isoloir.
Hollande et Sarkozy sont les deux favoris, Mélenchon et Le pen sont les outsiders de l'élection 2012.Quoi qu'il en soit, les lendemains seront durs car la réalité se dévoile à nous: l'état providence s'écroule sous le poids de la dette. Les marchés financiers sont aux aguets.certaines propositions font sourire alors que les problèmes sont énormes. L'obtention du permis face à la précarité , l'écart est immense et pourtant les candidats hésitent pour affronter la vérité.
Angie, mon petit coeur, a déjeuné chez Aline Moulin, la maman d'Emma, avec ses trois autres copines. Un problème de cantine avec la maitresse qui n'a pu gérer autrement .
Quévily petit club a réussi l'exploit de la coupe de France en sortant Rennes , club de ligue1 sur le score de 2à1. Belle performance pour le petit poucet, rendez-vous pour la finale contre Lyon.
C'est fait les deux soirées spéciales élections dans l'émission " des paroles et des actes" sont passées. Les analyses vont suivre jusqu'au premier tour, les français donneront leur choix dans l'urne derrière l'isoloir.
Hollande et Sarkozy sont les deux favoris, Mélenchon et Le pen sont les outsiders de l'élection 2012.Quoi qu'il en soit, les lendemains seront durs car la réalité se dévoile à nous: l'état providence s'écroule sous le poids de la dette. Les marchés financiers sont aux aguets.certaines propositions font sourire alors que les problèmes sont énormes. L'obtention du permis face à la précarité , l'écart est immense et pourtant les candidats hésitent pour affronter la vérité.
Angie, mon petit coeur, a déjeuné chez Aline Moulin, la maman d'Emma, avec ses trois autres copines. Un problème de cantine avec la maitresse qui n'a pu gérer autrement .
mercredi 11 avril 2012
2012/04/10&11
14h47, ce mercredi est jour de vent. Le ciel est balayé par un souffle venant du nord-ouest,un peu de mistral ou une variante.
Le dicton qui dit "en avril ne te découvres pas d'un fil." se vérifie aujourd'hui.D'ailleurs, à cette période de l'année, bon nombre de personnes ont les épaules découvertes mais en 2012 ce n'est pas encore le cas.
Hier soir, j'ai fait le déplacement au stade François-Coty pour assister à la demi-finale de coupe de France. En compagnie de Stéphane, Françoise, Mathieu nos voisins du tabac "Baraka" de leur ami , de mon fils Alexandre j'ai vu la défaite sans appel du Gazélec d'Ajaccio face à l'Olympique lyonnais, 0-4.
Lyon est quatrième de ligue 1, Ajaccio 1er de National, deux divisions les séparent et le niveau de la grande équipe est nettement supérieur.
10000 supporters pour encourager Ajaccio dans l'épreuve, cela faisait des lustres qu'un match n'avait attiré autant de monde.
Aulas , le Président de Lyon tant décrié a eu un geste de générosité qu'il ne faudrait pas oublier. Ce dernier a offert aux joueurs et à leur entraineur la recette du match, ce qui équivaut à la somme de 8 à 10000€, par individu. De plus il a annoncé que pour la finale il serait généreux pour Ajaccio ainsi qu'il prêterait quatre joueurs si le Gazélec se hisse en ligue2, la saison prochaine.
Le Sofitel de Porticcio a été loué pour deux jours par Aulas, Lyon aura apporté un plus à Ajaccio, il faut s'en réjouir.
Hier matin, Angie est venu me faire un gros bisou en s'excusant de son comportement de la veille. Devant la télévision, elle est comme absorbée par ce qui lui frappe la vue et le cerveau.
Elle ne réalise plus le monde qui l'entoure et encore moins son père qui lui dit au revoir avant de quitter la maison pour se rendre au travail. Question d'éducation et d'accompagnement.
Le dicton qui dit "en avril ne te découvres pas d'un fil." se vérifie aujourd'hui.D'ailleurs, à cette période de l'année, bon nombre de personnes ont les épaules découvertes mais en 2012 ce n'est pas encore le cas.
Hier soir, j'ai fait le déplacement au stade François-Coty pour assister à la demi-finale de coupe de France. En compagnie de Stéphane, Françoise, Mathieu nos voisins du tabac "Baraka" de leur ami , de mon fils Alexandre j'ai vu la défaite sans appel du Gazélec d'Ajaccio face à l'Olympique lyonnais, 0-4.
Lyon est quatrième de ligue 1, Ajaccio 1er de National, deux divisions les séparent et le niveau de la grande équipe est nettement supérieur.
10000 supporters pour encourager Ajaccio dans l'épreuve, cela faisait des lustres qu'un match n'avait attiré autant de monde.
Aulas , le Président de Lyon tant décrié a eu un geste de générosité qu'il ne faudrait pas oublier. Ce dernier a offert aux joueurs et à leur entraineur la recette du match, ce qui équivaut à la somme de 8 à 10000€, par individu. De plus il a annoncé que pour la finale il serait généreux pour Ajaccio ainsi qu'il prêterait quatre joueurs si le Gazélec se hisse en ligue2, la saison prochaine.
Le Sofitel de Porticcio a été loué pour deux jours par Aulas, Lyon aura apporté un plus à Ajaccio, il faut s'en réjouir.
Hier matin, Angie est venu me faire un gros bisou en s'excusant de son comportement de la veille. Devant la télévision, elle est comme absorbée par ce qui lui frappe la vue et le cerveau.
Elle ne réalise plus le monde qui l'entoure et encore moins son père qui lui dit au revoir avant de quitter la maison pour se rendre au travail. Question d'éducation et d'accompagnement.
lundi 9 avril 2012
2012/04/09
18h27, mardi jour de Pâques, les rayons du soleil jouent à cache-cache. Derrière les nuages, nous sentons le vent frais nous pousser à l'intérieur des bâtisses; dès que les rayons apparaissent à ciel découvert la chaleur nous réchauffe en terrasse.
depuis le premier du mois, nous n'avons pas eu un temps agréable. Il faut reconnaitre que le mois de mars était exceptionnel.D'ailleurs, nous avons eu droit à une session de l'assemblée de Corse où le débat sur la violence est revenu dans l'hémicycle. Voici le discours du Président Bucchini:
Mes chers collègues, Voici maintenant quinze mois, choqués et émus par la multiplication des actes criminels dans l’île, nous avions tenu dans cette enceinte un débat sur la question de la violence.
Nous avions considéré, en effet, que notre Assemblée, ayant vocation à traiter de l’ensemble des sujets touchant la Corse, ne pouvait ignorer cette escalade morbide et ses conséquences multiformes sur la société insulaire. Ce débat, vous vous en souvenez, avait été d’une grande richesse et, sur tous les bancs de l’hémicycle étaient exprimées des analyses parfois contradictoires, mais souvent d’une grande pertinence.
Compte tenu de la complexité de la matière et de l’attente d’une population aspirant au recul de ces pratiques délinquantes et criminelles et attendant une action de ses représentants politiques, nous étions convenus de prolonger la discussion dans le cadre d’une commission ad hoc afin d’examiner ce problème en profondeur.
Cette commission, dont les modalités de fonctionnement avaient été définies par la conférence des présidents le 19 Janvier 2011, a été officiellement créée par la délibération de l’Assemblée de corse du 17 Février 2011. « Chargée de réfléchir à la problématique de la violence en Corse », la commission s’est donnée comme buts l’étude des phénomènes de la violence sous tous les aspects et la définition d’un programme de prévention et de lutte devant faire l’objet d’un rapport annuel soumis à l’Assemblée.
L’efficacité dans ce domaine impliquant la durée nécessaire à la définition, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des actions à engager, la mission de la commission se déroulera nécessairement sur la durée restante de la mandature. Lors de la première réunion, le 9 Mars 2011, consacrée à la méthode de travail, les élus ont d’ailleurs convenu qu’un phénomène de cette ampleur supposait un effort collectif inscrit sur une longue durée. Votre commission a structuré sa démarche autour de plusieurs principes : • Un principe d’ouverture o Chaque groupe politique ayant été invité à présenter sa contribution (que vous trouverez en annexe au rapport) la Commission a commencé par dresser un état des lieux, en procédant à des auditions d’acteurs institutionnels ou associatifs, de responsables du maintien de l’ordre ou de la prévention, de chercheurs universitaires ou de groupes d’études spécialisés, de façon à pouvoir identifier les axes à traiter en priorité.
L’écoute de ces interlocuteurs impliqués, divers et représentatifs, a incité chacun à sortir de ses a priori, ou de schémas trop institutionnels, pour s’ouvrir à une vue d’ensemble des réalités. • Un principe de confiance o Aborder tous les aspects du dossier sans tabous, pour favoriser des échanges libres et sincères. Ainsi, sont apparus clairement les points de désaccord comme les zones de convergence ; et cela d’autant plus que le rythme relativement espacé des travaux permettait de se déconnecter, en quelque sorte, de l’ordre du jour habituel pour créer un espace centré sur l’écoute mutuelle.
Je tiens à souligner ici l’excellent climat dans lequel se sont déroulés nos travaux, chacun ayant fait valoir ses analyses et ses propositions dans un esprit constructif à la hauteur de l’enjeu. • Troisième principe : l’efficacité o Identifier les priorités émergentes, les évolutions susceptibles d’influer sur l’avenir, et reporter les sujets de clivage à un second temps. Cela, pour créer les conditions d’une mobilisation collective et renvoyer à la population un signal prometteur, refusant le fatalisme. Après cinq séances d’audition – les 4 mai, 20 juin, 14 septembre, 18 novembre 2011 et 11 janvier 2012 – les commissaires ont sélectionné, le 18 janvier dernier, les thèmes qu’ils souhaitent mettre en avant puis se sont réunis à deux reprises – les 1er et 7 mars – afin de s’accorder sur le contenu des propositions contenues dans le rapport d’étape.
Chers collègues, en politique vous le savez, il n’est pas toujours possible de rapprocher des points de vue opposés et, sans doute n’est-il même pas toujours possible de rechercher le consensus à tout prix ; en effet, la démocratie a besoin de controverses, d’argumentation, et à vouloir toujours éluder les contradictions on ne se donne pas les moyens de les dépasser. Il est cependant des sujets dont le traitement efficace suppose une large adhésion populaire qu’un solide accord politique est de nature à favoriser. La violence en est un. Aussi avons-nous pris le parti, sans occulter nos différences d’appréciation et sans abandonner nos propositions respectives, d’enregistrer nos désaccords sans en faire des facteurs de blocage et de centrer notre attention sur nos points de convergence.
Nous avons tenu à démontrer que, dans ce contexte de péril dans lequel se trouve à maints égards, la formation sociale corse, la persistance de désaccords ne devait pas empêcher de prendre des décisions. Il en a été ainsi pour les actions des groupements clandestins invoquant des motivations politiques. Si l’on se reporte au débat du 15 décembre 2010, on constate que ce n’est pas ce sujet qui a motivé la création de la commission « violence » ; on sait aussi qu’il suscite, parmi les membres de l’Assemblée, des positions radicalement différentes qu’en tout état de cause les discussions en commission ne parviennent pas à rapprocher ; on considère enfin que ces divergences n’empêchent nullement d’aboutir à des propositions communes sur les différentes formes de violence ciblées par la commission.
Dès lors, nous avons délibérément choisi de nous concentrer, plutôt que de créer un clivage contre-productif en nous focalisant sur cette question, de rechercher des convergences autour de la délinquance, de la criminalité et d’autres types de violences. Dans cet esprit, et vous l’avez vu, la commission a proposé à plusieurs reprises de ne pas engager le débat dans un ordre dispersé, au travers d’une motion sur des sujets d’actualité : à force de dérogations, la méthode aurait perdu en lisibilité comme en ambition. A cet égard, je tiens donc à remercier les auteurs des motions pour leur sagesse. J’en viens maintenant au contenu du rapport. La série de meurtres perpétrés dans des conditions de plus en plus brutales, parfois sauvages, a non seulement suscité une large indignation : elle a aussi révélé une inquiétude profonde quant aux risques de dérive.
D’où le sentiment que nous étions confrontés à la montée en charge de phénomènes nouveaux, qui nécessiteraient un changement tant au niveau des cadres d’analyse que des solutions à leur apporter. Progressivement, les axes structurant le rapport d’étapes se sont dégagés. Ce rapport devait nécessairement commencer par un constat : non pas une présentation statistique ou factuelle de l’actualité, mais un essai de diagnostic, visant à évaluer la diversité des violences, faire apparaitre leur interaction et les analyser dans un contexte d’ensemble. Il devait ensuite identifier les préoccupations dominantes pour les traduire en priorités d’actions : sachant que la CTC est loin de disposer, dans ce domaine, des compétences directes d’intervention, il s’agissait non seulement de se concentrer sur les principaux enjeux, mais aussi de s’interroger sur les moyens de créer un contexte favorable à une prise de conscience collective.
En cohérence avec l’esprit qui avait animé ces réunions, les commissaires ont convenu qu’ils avaient à se prononcer sur les propositions et non sur le rapport lui-même : en effet, bien qu’ayant considéré qu’il reflétait fidèlement, et j’ajoute honnêtement, les échanges, certains estimaient en effet leurs approches politiques trop écartées pour s’entendre sur le détail des constats et des analyses. S’agissant des solutions, en revanche, tout le monde s’est accordé autour d’un premier train de propositions qui seraient de nature à favoriser une dynamique nouvelle. Le projet de délibération qui vous est soumis a donc été conçu à cet effet. Au niveau du constat, la violence apparaît comme un phénomène multiforme, qui juxtapose des intensités différentes et des évolutions contradictoires, selon des mécanismes encore largement méconnus. Des réponses innovantes s’imposeront donc, pour mieux observer et comprendre ces réalités, pour agir dans les trois domaines où les risques de dérives sont les plus préoccupantes, comme pour favoriser, dans la vie quotidienne, un véritable sursaut collectif.
Le constat, tout d’abord d’une dérive inquiétante et difficile à cerner. Avant de dresser l’état des lieux, il convenait de situer la problématique de la violence en perspective avec le contexte spécifique de la Corse. C’est l’objet, notamment, d’un préambule fondé sur les échanges entre la commission, un universitaire spécialisé dans l’histoire de la violence dans le monde méditerranéen, un sociologue reconnu pour étudier les formes de violence dans les sociétés contemporaines, ainsi qu’un collectif regroupant diverses sensibilités. Ainsi, un double regard a-t-il pu être croisé : ce qui dans la violence relève d’une trajectoire spécifique à la Corse, à son environnement historique et géographique d’un côté ; et ce qui est imputable, de l’autre, aux modes de vie contemporains, et au modèle économique urbain dominant.
À cet égard, plusieurs tendances ont été soulignées :
• Le fait que la violence est, en Corse, une réalité ancienne, qui imprègne les modes de régulation des tensions politiques, économiques et sociales sous des formes qui évoluent en fonction des époques ; tout en alternant des phases de forte intensité avec des périodes de calme relatif ;
• Le fait qu’à ces comportements hérités de passé, se greffent aujourd’hui les ferments des violences contemporaines, au fur et à mesure de la standardisation des modes de vie et de consommation ;
• Le fait que l’augmentation exponentielle des enjeux spéculatifs et financiers vient exacerber la situation, exciter les convoitises et les appétits, au niveau local comme à l’extérieur, dans des proportions jusque-là inconnues ;
• Le fait que les mécanismes traditionnels d’autorégulation du corps social, en termes de cohésion, d’identité commune, de respect et de solidarités naturelles vont en s’affaiblissant, tandis que les actions de répression pure, malgré leur caractère spectaculaire, se sont souvent avérées inefficaces, si ce n’est contre-productives ;
• Le fait, enfin, que la Corse apparait aujourd’hui en situation plutôt favorable sur certains points, mais vulnérables et fragilisée sur les formes de violences qui risquent, comme le montre l’exemple des régions voisines de l’arc méditerranéen, de constituer les dérives les plus lourdes de l’avenir. Ces considérations auront servi de grille de lecture à l’analyse des statistiques et des témoignages apportés, lors des autres séances d’audition, par les responsables institutionnels et les acteurs de terrain.
Vous en trouverez la synthèse dans le rapport et le détail dans les comptes rendus et contributions jointes en annexes ; aussi je me contenterai d’en extraire les principaux constats.
• Premier constat : notre île enregistre depuis une dizaine d’années une recrudescence inquiétante des homicides et des tentatives de meurtre o Ces actions sont perpétrées avec une brutalité croissante, qui non seulement choque l’opinion, installe un climat général lourd et oppressant, mais facilite sans doute aussi le passage à l’acte et le durcissement des autres formes de délinquance, de pressions et d’intimidations.
• Deuxième constat : cette évolution s’inscrit dans un contexte sensiblement différent des périodes précédentes o En effet, l’envolée des prix du foncier attise la spéculation immobilière et crée un contexte favorable aux rivalités pour en contrôler les territoires. La globalisation des mouvements de capitaux, ainsi que la crise actuelle des liquidités, créent un contexte favorable aux zones grises de l’économie et donc à la pénétration de l’argent sale. D’autre part, la montée de la précarité, la persistance d’un taux élevé d’échec scolaire alimentent un contexte favorable à l’attractivité de modes d’enrichissement rapides, et donc à une main d’œuvre disponible pour la grande criminalité.
• Troisième constat : parmi les autres formes de violence, certaines restent manifestement sous-estimées, banalisées voire occultées o Si la situation apparait encore relativement contenue au niveau de la petite délinquance et des incivilités, la commission s’est interrogée sur la réalité, mais aussi la visibilité, des violences dites privées : celles qui touchent la jeunesse à travers le culte des armes, la drogue et les comportements à risque ; comme les violences conjugales et la maltraitante subie par les plus vulnérables, personnes âgées, handicapées, et jeunes enfants.
• Quatrième constat, et ce n’est pas le moindre : les difficultés à se confronter aujourd’hui à cet ensemble de violences complexe et multiforme o D’abord parce que l’on manque de données fiables, reflétant fidèlement la réalité insulaire des violences, et analysées scientifiquement. Ensuite, parce que les représentations sociales sont apparues en décalage avec les évolutions récentes. Enfin, parce que les acteurs de terrain, services de police et de prévention, élus locaux, relais associatifs, ressentent de moins en moins bien l’effet ciseau entre des moyens qui diminuent et des besoins ou des difficultés qui augmentent. À l’issue de ces constats, la commission a conclu qu’on ne pourrait apporter à de tels phénomènes de réponse uniforme, ni prétendre les traiter uniquement sur le court terme.
Elle vous propose donc : Une stratégie globale, fondée sur des réponses ambitieuses.
En préalable, on doit bien intégrer la nécessité d’une approche multidimensionnelle. La stratégie à mettre en place doit porter sur l’ensemble des facteurs de violence car :
• Outre son aspect judiciaire et policier relevant de l’action de l’État, la lutte porte également sur les terrains d’activité de la criminalité : spéculation, blanchiment, infiltration de l’économie ;
• Il existe des liens entre grand banditisme et petite délinquance : marchés illégaux, cohabitant entre eux, s’imbriquant parfois ; interpénétration notamment dans les trafics, utilisation de petites « mains » par la criminalité organisée (livraisons, surveillance, intimidation…), diffusion des méthodes et des techniques ;
• La délinquance est liée à la précarité économique et sociale (développement du chômage, augmentation des jeunes dépourvus de diplomes, non insertion économique, impossibilité d’accès au logement, de fonder une famile) peut être un facteur accélérateur de délinquance ;
• En arrière-plan, le changement au niveau des valeurs (dévalorisation du travail, consumérisme, argent facile…) doit être pris en compte. Il est donc nécessaire d’agir sur plusieurs fronts et de distinguer ce qui relève des compétences de chaque niveau institutionnel.
• Enfin, il serait illusoire de croire que de tels enjeux restent spécifiques à la Corse : notre réflexion gagnera à s’ouvrir aux régions voisines pour mesurer les risques de dérive potentiels et évaluer l’efficacité des contre-mesures mises en œuvre. Un premier axe concerne l’observation et l’analyse des phénomènes Votre commission estime que la connaissance approfondie des diverses formes de violence, de leurs réalités comme de leurs évolutions, est une condition nécessaire à l’aide et à la décision comme à l’efficacité.
Aussi, elle vous propose de commencer par constituer les outils statistiques de mesure, d’observation et d’étude scientifique propres à la Corse :
• Création d’un observatoire régional des violences en partenariat avec l’université • Réalisation d’une étude scientifique associant l’Université de Corse et l’observatoire de la délinquance existant déjà en PACA, prolongée par un programme universitaire permanent
• Échanges d’expériences avec certaines régions confrontées à des problématiques similaires
• Ouverture du débat aux citoyens ainsi qu’aux médias insulaires L’axe suivant vise à relever trois défis prioritaires : la spéculation foncière, la pénétration de l’argent sale et la précarisation de la société. Sans stigmatiser les activités immobilières et économiques, il s’agit d’abord de protéger des effets pervers de la spéculation immobilière, en plein essor dans l’ile ; ensuite, des risques de pénétration du tissu économique local, émietté et fragile, par les capitaux sales. Enfin, de bien appréhender les conséquences de la précarisation croissante de la société, en particulier le risque de générer une main d’œuvre disponible pour les organisations criminelles.
Pour chacun d’entre eux, on peut redouter que les évolutions récentes ne débordent rapidement les dispositifs existants, créant un terreau propice à la criminalité organisée : la spéculation foncière excite les convoitises et sans doute aussi les règlements de compte dans certaines régions littorales ; le tissu économique insulaire, émietté et sans capitaux propres, peut être l’objet de prises de contrôle progressives par la criminalité financière ; quant à la précarisation, elle peut alimenter un réservoir pour les bandes locales.
En fonctions des compétences de la CTC, les niveaux d’actions seraient différents :
• En matière de spéculation – au moyen des mesures arrêtées par votre délibération sur la politique du foncier et du logement – stabiliser les normes de construction, réguler le marché immobilier dans le cadre du PADDUC et l’engagement foncier ;
• En matière de criminalité économique, auditionner les acteurs nationaux et européens pour mesurer la gravité des menaces sur le secteur privé ; renforcer le contrôle et l’évaluation dans l’emploi et l’argent public, en particulier par la mise en place d’un dispositif interne d’évaluation des politiques régionales et d’un renforcement du contrôle des moyens publics ; élaborer une charte de bonnes pratiques ayant vocation à sensibiliser les agents publics aux risques d’infiltration par l’argent sale et prévoir les formations appropriées ; constituer un « code anti-criminalité organisée » ; rechercher les moyens propres à apporter un appui moral, civique et matériel aux entrepreneurs victimes de tentatives d’extorsion de fonds et ayant le courage de les rendre publiques ;
• En matière de précarisation (renouvelant notre opposition à la réduction des moyens éducatifs dans l’Académie de corse), établir avec nos partenaires une charte régionales contre la précarité, un plan pluriannuel de réduction de l’échec scolaire et d’élévation des niveaux de qualification. Le troisième axe créera les conditions d’une réussite durable, en favorisant un changement de contexte dans la société. La commission estime, à cet égard, judicieux de réorienter les modèles de développement collectif mais aussi de promouvoir résolument de nouveaux modèles de comportements collectifs et individuels : il ne s’agit pas de moraliser mais de conforter la population, et notamment la jeunesse, dans le refus de cautionner certaines dérives.
• Sans être surestimé, le rôle du PADDUC pour engager la Corse dans une dynamique de développement plus équilibrée doit être souligné,
• Des campagnes de terrain sont à multiplier pour dévaloriser le port d’armes dans les lieux publics et festifs, la surconsommation d’alcool, la vitesse excessive,
• Dans le cadre des Assises de la Jeunesse, un volet spécifique sera réservé aux causes des violences et du mal-être des nouvelles générations,
• Les victimes de violences privées, notamment d’ordre conjugal, ou de maltraitances, doivent être davantage considérées et soutenues ; l’observatoire des violences faites aux femmes, que vous avez décidé de créer, doit être concrétisé.
• Une réflexion collective doit être engagée afin de modifier tant dans l’ile qu’à l’extérieur, l’image donnée ou renvoyée de la Corse dans son rapport à la violence, qui supposerait notamment un appel à projets lancé par la CTC en direction du monde scolaire et étudiant pour l’élaboration de travaux d’études sur les thèmes de la légalité, de l’éthique publique ou du civisme ; l’organisation « d’Etats Généraux conte les violences », rassemblant les élus locaux, les responsables des services concernés, les membres de la société civile, les milieux associatifs et les personnalités qualifiées, dans le but de confronter analyses et expériences, de faire progresser la prise de conscience et d’enrichir les propositions d’actions ; la promotion d’une image de la Corse dégagée des stéréotypes habituels, qui combatte la représentation erronée des corses et de la Corse à l’extérieur, telle que véhiculée par le médias nationaux ou les productions cinématographiques et télévisées. Mes chers collègues, c’est ce premier programme de préconisations, énoncées dans le projet de délibération ci-joint et explicitées dans le rapport, qu’il vous est proposé d’adopter.
Visant à améliorer la compréhension des enjeux, identifier les priorités et engager une mobilisation collective, il constitue une première étape d’un chemin qui sera sans doute long ; mais vous le savez bien, les ferments d’espoir sont nombreux et, pour peu que nous ne faiblissions pas dans notre résolution commune, ce défi peut raisonnablement être relevé. « La violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec » écrivait Jean-Paul Sartre. Travaillons ensemble à la réussite de la Corse. Je vous remercie
depuis le premier du mois, nous n'avons pas eu un temps agréable. Il faut reconnaitre que le mois de mars était exceptionnel.D'ailleurs, nous avons eu droit à une session de l'assemblée de Corse où le débat sur la violence est revenu dans l'hémicycle. Voici le discours du Président Bucchini:
Mes chers collègues, Voici maintenant quinze mois, choqués et émus par la multiplication des actes criminels dans l’île, nous avions tenu dans cette enceinte un débat sur la question de la violence.
Nous avions considéré, en effet, que notre Assemblée, ayant vocation à traiter de l’ensemble des sujets touchant la Corse, ne pouvait ignorer cette escalade morbide et ses conséquences multiformes sur la société insulaire. Ce débat, vous vous en souvenez, avait été d’une grande richesse et, sur tous les bancs de l’hémicycle étaient exprimées des analyses parfois contradictoires, mais souvent d’une grande pertinence.
Compte tenu de la complexité de la matière et de l’attente d’une population aspirant au recul de ces pratiques délinquantes et criminelles et attendant une action de ses représentants politiques, nous étions convenus de prolonger la discussion dans le cadre d’une commission ad hoc afin d’examiner ce problème en profondeur.
Cette commission, dont les modalités de fonctionnement avaient été définies par la conférence des présidents le 19 Janvier 2011, a été officiellement créée par la délibération de l’Assemblée de corse du 17 Février 2011. « Chargée de réfléchir à la problématique de la violence en Corse », la commission s’est donnée comme buts l’étude des phénomènes de la violence sous tous les aspects et la définition d’un programme de prévention et de lutte devant faire l’objet d’un rapport annuel soumis à l’Assemblée.
L’efficacité dans ce domaine impliquant la durée nécessaire à la définition, à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation des actions à engager, la mission de la commission se déroulera nécessairement sur la durée restante de la mandature. Lors de la première réunion, le 9 Mars 2011, consacrée à la méthode de travail, les élus ont d’ailleurs convenu qu’un phénomène de cette ampleur supposait un effort collectif inscrit sur une longue durée. Votre commission a structuré sa démarche autour de plusieurs principes : • Un principe d’ouverture o Chaque groupe politique ayant été invité à présenter sa contribution (que vous trouverez en annexe au rapport) la Commission a commencé par dresser un état des lieux, en procédant à des auditions d’acteurs institutionnels ou associatifs, de responsables du maintien de l’ordre ou de la prévention, de chercheurs universitaires ou de groupes d’études spécialisés, de façon à pouvoir identifier les axes à traiter en priorité.
L’écoute de ces interlocuteurs impliqués, divers et représentatifs, a incité chacun à sortir de ses a priori, ou de schémas trop institutionnels, pour s’ouvrir à une vue d’ensemble des réalités. • Un principe de confiance o Aborder tous les aspects du dossier sans tabous, pour favoriser des échanges libres et sincères. Ainsi, sont apparus clairement les points de désaccord comme les zones de convergence ; et cela d’autant plus que le rythme relativement espacé des travaux permettait de se déconnecter, en quelque sorte, de l’ordre du jour habituel pour créer un espace centré sur l’écoute mutuelle.
Je tiens à souligner ici l’excellent climat dans lequel se sont déroulés nos travaux, chacun ayant fait valoir ses analyses et ses propositions dans un esprit constructif à la hauteur de l’enjeu. • Troisième principe : l’efficacité o Identifier les priorités émergentes, les évolutions susceptibles d’influer sur l’avenir, et reporter les sujets de clivage à un second temps. Cela, pour créer les conditions d’une mobilisation collective et renvoyer à la population un signal prometteur, refusant le fatalisme. Après cinq séances d’audition – les 4 mai, 20 juin, 14 septembre, 18 novembre 2011 et 11 janvier 2012 – les commissaires ont sélectionné, le 18 janvier dernier, les thèmes qu’ils souhaitent mettre en avant puis se sont réunis à deux reprises – les 1er et 7 mars – afin de s’accorder sur le contenu des propositions contenues dans le rapport d’étape.
Chers collègues, en politique vous le savez, il n’est pas toujours possible de rapprocher des points de vue opposés et, sans doute n’est-il même pas toujours possible de rechercher le consensus à tout prix ; en effet, la démocratie a besoin de controverses, d’argumentation, et à vouloir toujours éluder les contradictions on ne se donne pas les moyens de les dépasser. Il est cependant des sujets dont le traitement efficace suppose une large adhésion populaire qu’un solide accord politique est de nature à favoriser. La violence en est un. Aussi avons-nous pris le parti, sans occulter nos différences d’appréciation et sans abandonner nos propositions respectives, d’enregistrer nos désaccords sans en faire des facteurs de blocage et de centrer notre attention sur nos points de convergence.
Nous avons tenu à démontrer que, dans ce contexte de péril dans lequel se trouve à maints égards, la formation sociale corse, la persistance de désaccords ne devait pas empêcher de prendre des décisions. Il en a été ainsi pour les actions des groupements clandestins invoquant des motivations politiques. Si l’on se reporte au débat du 15 décembre 2010, on constate que ce n’est pas ce sujet qui a motivé la création de la commission « violence » ; on sait aussi qu’il suscite, parmi les membres de l’Assemblée, des positions radicalement différentes qu’en tout état de cause les discussions en commission ne parviennent pas à rapprocher ; on considère enfin que ces divergences n’empêchent nullement d’aboutir à des propositions communes sur les différentes formes de violence ciblées par la commission.
Dès lors, nous avons délibérément choisi de nous concentrer, plutôt que de créer un clivage contre-productif en nous focalisant sur cette question, de rechercher des convergences autour de la délinquance, de la criminalité et d’autres types de violences. Dans cet esprit, et vous l’avez vu, la commission a proposé à plusieurs reprises de ne pas engager le débat dans un ordre dispersé, au travers d’une motion sur des sujets d’actualité : à force de dérogations, la méthode aurait perdu en lisibilité comme en ambition. A cet égard, je tiens donc à remercier les auteurs des motions pour leur sagesse. J’en viens maintenant au contenu du rapport. La série de meurtres perpétrés dans des conditions de plus en plus brutales, parfois sauvages, a non seulement suscité une large indignation : elle a aussi révélé une inquiétude profonde quant aux risques de dérive.
D’où le sentiment que nous étions confrontés à la montée en charge de phénomènes nouveaux, qui nécessiteraient un changement tant au niveau des cadres d’analyse que des solutions à leur apporter. Progressivement, les axes structurant le rapport d’étapes se sont dégagés. Ce rapport devait nécessairement commencer par un constat : non pas une présentation statistique ou factuelle de l’actualité, mais un essai de diagnostic, visant à évaluer la diversité des violences, faire apparaitre leur interaction et les analyser dans un contexte d’ensemble. Il devait ensuite identifier les préoccupations dominantes pour les traduire en priorités d’actions : sachant que la CTC est loin de disposer, dans ce domaine, des compétences directes d’intervention, il s’agissait non seulement de se concentrer sur les principaux enjeux, mais aussi de s’interroger sur les moyens de créer un contexte favorable à une prise de conscience collective.
En cohérence avec l’esprit qui avait animé ces réunions, les commissaires ont convenu qu’ils avaient à se prononcer sur les propositions et non sur le rapport lui-même : en effet, bien qu’ayant considéré qu’il reflétait fidèlement, et j’ajoute honnêtement, les échanges, certains estimaient en effet leurs approches politiques trop écartées pour s’entendre sur le détail des constats et des analyses. S’agissant des solutions, en revanche, tout le monde s’est accordé autour d’un premier train de propositions qui seraient de nature à favoriser une dynamique nouvelle. Le projet de délibération qui vous est soumis a donc été conçu à cet effet. Au niveau du constat, la violence apparaît comme un phénomène multiforme, qui juxtapose des intensités différentes et des évolutions contradictoires, selon des mécanismes encore largement méconnus. Des réponses innovantes s’imposeront donc, pour mieux observer et comprendre ces réalités, pour agir dans les trois domaines où les risques de dérives sont les plus préoccupantes, comme pour favoriser, dans la vie quotidienne, un véritable sursaut collectif.
Le constat, tout d’abord d’une dérive inquiétante et difficile à cerner. Avant de dresser l’état des lieux, il convenait de situer la problématique de la violence en perspective avec le contexte spécifique de la Corse. C’est l’objet, notamment, d’un préambule fondé sur les échanges entre la commission, un universitaire spécialisé dans l’histoire de la violence dans le monde méditerranéen, un sociologue reconnu pour étudier les formes de violence dans les sociétés contemporaines, ainsi qu’un collectif regroupant diverses sensibilités. Ainsi, un double regard a-t-il pu être croisé : ce qui dans la violence relève d’une trajectoire spécifique à la Corse, à son environnement historique et géographique d’un côté ; et ce qui est imputable, de l’autre, aux modes de vie contemporains, et au modèle économique urbain dominant.
À cet égard, plusieurs tendances ont été soulignées :
• Le fait que la violence est, en Corse, une réalité ancienne, qui imprègne les modes de régulation des tensions politiques, économiques et sociales sous des formes qui évoluent en fonction des époques ; tout en alternant des phases de forte intensité avec des périodes de calme relatif ;
• Le fait qu’à ces comportements hérités de passé, se greffent aujourd’hui les ferments des violences contemporaines, au fur et à mesure de la standardisation des modes de vie et de consommation ;
• Le fait que l’augmentation exponentielle des enjeux spéculatifs et financiers vient exacerber la situation, exciter les convoitises et les appétits, au niveau local comme à l’extérieur, dans des proportions jusque-là inconnues ;
• Le fait que les mécanismes traditionnels d’autorégulation du corps social, en termes de cohésion, d’identité commune, de respect et de solidarités naturelles vont en s’affaiblissant, tandis que les actions de répression pure, malgré leur caractère spectaculaire, se sont souvent avérées inefficaces, si ce n’est contre-productives ;
• Le fait, enfin, que la Corse apparait aujourd’hui en situation plutôt favorable sur certains points, mais vulnérables et fragilisée sur les formes de violences qui risquent, comme le montre l’exemple des régions voisines de l’arc méditerranéen, de constituer les dérives les plus lourdes de l’avenir. Ces considérations auront servi de grille de lecture à l’analyse des statistiques et des témoignages apportés, lors des autres séances d’audition, par les responsables institutionnels et les acteurs de terrain.
Vous en trouverez la synthèse dans le rapport et le détail dans les comptes rendus et contributions jointes en annexes ; aussi je me contenterai d’en extraire les principaux constats.
• Premier constat : notre île enregistre depuis une dizaine d’années une recrudescence inquiétante des homicides et des tentatives de meurtre o Ces actions sont perpétrées avec une brutalité croissante, qui non seulement choque l’opinion, installe un climat général lourd et oppressant, mais facilite sans doute aussi le passage à l’acte et le durcissement des autres formes de délinquance, de pressions et d’intimidations.
• Deuxième constat : cette évolution s’inscrit dans un contexte sensiblement différent des périodes précédentes o En effet, l’envolée des prix du foncier attise la spéculation immobilière et crée un contexte favorable aux rivalités pour en contrôler les territoires. La globalisation des mouvements de capitaux, ainsi que la crise actuelle des liquidités, créent un contexte favorable aux zones grises de l’économie et donc à la pénétration de l’argent sale. D’autre part, la montée de la précarité, la persistance d’un taux élevé d’échec scolaire alimentent un contexte favorable à l’attractivité de modes d’enrichissement rapides, et donc à une main d’œuvre disponible pour la grande criminalité.
• Troisième constat : parmi les autres formes de violence, certaines restent manifestement sous-estimées, banalisées voire occultées o Si la situation apparait encore relativement contenue au niveau de la petite délinquance et des incivilités, la commission s’est interrogée sur la réalité, mais aussi la visibilité, des violences dites privées : celles qui touchent la jeunesse à travers le culte des armes, la drogue et les comportements à risque ; comme les violences conjugales et la maltraitante subie par les plus vulnérables, personnes âgées, handicapées, et jeunes enfants.
• Quatrième constat, et ce n’est pas le moindre : les difficultés à se confronter aujourd’hui à cet ensemble de violences complexe et multiforme o D’abord parce que l’on manque de données fiables, reflétant fidèlement la réalité insulaire des violences, et analysées scientifiquement. Ensuite, parce que les représentations sociales sont apparues en décalage avec les évolutions récentes. Enfin, parce que les acteurs de terrain, services de police et de prévention, élus locaux, relais associatifs, ressentent de moins en moins bien l’effet ciseau entre des moyens qui diminuent et des besoins ou des difficultés qui augmentent. À l’issue de ces constats, la commission a conclu qu’on ne pourrait apporter à de tels phénomènes de réponse uniforme, ni prétendre les traiter uniquement sur le court terme.
Elle vous propose donc : Une stratégie globale, fondée sur des réponses ambitieuses.
En préalable, on doit bien intégrer la nécessité d’une approche multidimensionnelle. La stratégie à mettre en place doit porter sur l’ensemble des facteurs de violence car :
• Outre son aspect judiciaire et policier relevant de l’action de l’État, la lutte porte également sur les terrains d’activité de la criminalité : spéculation, blanchiment, infiltration de l’économie ;
• Il existe des liens entre grand banditisme et petite délinquance : marchés illégaux, cohabitant entre eux, s’imbriquant parfois ; interpénétration notamment dans les trafics, utilisation de petites « mains » par la criminalité organisée (livraisons, surveillance, intimidation…), diffusion des méthodes et des techniques ;
• La délinquance est liée à la précarité économique et sociale (développement du chômage, augmentation des jeunes dépourvus de diplomes, non insertion économique, impossibilité d’accès au logement, de fonder une famile) peut être un facteur accélérateur de délinquance ;
• En arrière-plan, le changement au niveau des valeurs (dévalorisation du travail, consumérisme, argent facile…) doit être pris en compte. Il est donc nécessaire d’agir sur plusieurs fronts et de distinguer ce qui relève des compétences de chaque niveau institutionnel.
• Enfin, il serait illusoire de croire que de tels enjeux restent spécifiques à la Corse : notre réflexion gagnera à s’ouvrir aux régions voisines pour mesurer les risques de dérive potentiels et évaluer l’efficacité des contre-mesures mises en œuvre. Un premier axe concerne l’observation et l’analyse des phénomènes Votre commission estime que la connaissance approfondie des diverses formes de violence, de leurs réalités comme de leurs évolutions, est une condition nécessaire à l’aide et à la décision comme à l’efficacité.
Aussi, elle vous propose de commencer par constituer les outils statistiques de mesure, d’observation et d’étude scientifique propres à la Corse :
• Création d’un observatoire régional des violences en partenariat avec l’université • Réalisation d’une étude scientifique associant l’Université de Corse et l’observatoire de la délinquance existant déjà en PACA, prolongée par un programme universitaire permanent
• Échanges d’expériences avec certaines régions confrontées à des problématiques similaires
• Ouverture du débat aux citoyens ainsi qu’aux médias insulaires L’axe suivant vise à relever trois défis prioritaires : la spéculation foncière, la pénétration de l’argent sale et la précarisation de la société. Sans stigmatiser les activités immobilières et économiques, il s’agit d’abord de protéger des effets pervers de la spéculation immobilière, en plein essor dans l’ile ; ensuite, des risques de pénétration du tissu économique local, émietté et fragile, par les capitaux sales. Enfin, de bien appréhender les conséquences de la précarisation croissante de la société, en particulier le risque de générer une main d’œuvre disponible pour les organisations criminelles.
Pour chacun d’entre eux, on peut redouter que les évolutions récentes ne débordent rapidement les dispositifs existants, créant un terreau propice à la criminalité organisée : la spéculation foncière excite les convoitises et sans doute aussi les règlements de compte dans certaines régions littorales ; le tissu économique insulaire, émietté et sans capitaux propres, peut être l’objet de prises de contrôle progressives par la criminalité financière ; quant à la précarisation, elle peut alimenter un réservoir pour les bandes locales.
En fonctions des compétences de la CTC, les niveaux d’actions seraient différents :
• En matière de spéculation – au moyen des mesures arrêtées par votre délibération sur la politique du foncier et du logement – stabiliser les normes de construction, réguler le marché immobilier dans le cadre du PADDUC et l’engagement foncier ;
• En matière de criminalité économique, auditionner les acteurs nationaux et européens pour mesurer la gravité des menaces sur le secteur privé ; renforcer le contrôle et l’évaluation dans l’emploi et l’argent public, en particulier par la mise en place d’un dispositif interne d’évaluation des politiques régionales et d’un renforcement du contrôle des moyens publics ; élaborer une charte de bonnes pratiques ayant vocation à sensibiliser les agents publics aux risques d’infiltration par l’argent sale et prévoir les formations appropriées ; constituer un « code anti-criminalité organisée » ; rechercher les moyens propres à apporter un appui moral, civique et matériel aux entrepreneurs victimes de tentatives d’extorsion de fonds et ayant le courage de les rendre publiques ;
• En matière de précarisation (renouvelant notre opposition à la réduction des moyens éducatifs dans l’Académie de corse), établir avec nos partenaires une charte régionales contre la précarité, un plan pluriannuel de réduction de l’échec scolaire et d’élévation des niveaux de qualification. Le troisième axe créera les conditions d’une réussite durable, en favorisant un changement de contexte dans la société. La commission estime, à cet égard, judicieux de réorienter les modèles de développement collectif mais aussi de promouvoir résolument de nouveaux modèles de comportements collectifs et individuels : il ne s’agit pas de moraliser mais de conforter la population, et notamment la jeunesse, dans le refus de cautionner certaines dérives.
• Sans être surestimé, le rôle du PADDUC pour engager la Corse dans une dynamique de développement plus équilibrée doit être souligné,
• Des campagnes de terrain sont à multiplier pour dévaloriser le port d’armes dans les lieux publics et festifs, la surconsommation d’alcool, la vitesse excessive,
• Dans le cadre des Assises de la Jeunesse, un volet spécifique sera réservé aux causes des violences et du mal-être des nouvelles générations,
• Les victimes de violences privées, notamment d’ordre conjugal, ou de maltraitances, doivent être davantage considérées et soutenues ; l’observatoire des violences faites aux femmes, que vous avez décidé de créer, doit être concrétisé.
• Une réflexion collective doit être engagée afin de modifier tant dans l’ile qu’à l’extérieur, l’image donnée ou renvoyée de la Corse dans son rapport à la violence, qui supposerait notamment un appel à projets lancé par la CTC en direction du monde scolaire et étudiant pour l’élaboration de travaux d’études sur les thèmes de la légalité, de l’éthique publique ou du civisme ; l’organisation « d’Etats Généraux conte les violences », rassemblant les élus locaux, les responsables des services concernés, les membres de la société civile, les milieux associatifs et les personnalités qualifiées, dans le but de confronter analyses et expériences, de faire progresser la prise de conscience et d’enrichir les propositions d’actions ; la promotion d’une image de la Corse dégagée des stéréotypes habituels, qui combatte la représentation erronée des corses et de la Corse à l’extérieur, telle que véhiculée par le médias nationaux ou les productions cinématographiques et télévisées. Mes chers collègues, c’est ce premier programme de préconisations, énoncées dans le projet de délibération ci-joint et explicitées dans le rapport, qu’il vous est proposé d’adopter.
Visant à améliorer la compréhension des enjeux, identifier les priorités et engager une mobilisation collective, il constitue une première étape d’un chemin qui sera sans doute long ; mais vous le savez bien, les ferments d’espoir sont nombreux et, pour peu que nous ne faiblissions pas dans notre résolution commune, ce défi peut raisonnablement être relevé. « La violence, sous quelque forme qu’elle se manifeste, est un échec » écrivait Jean-Paul Sartre. Travaillons ensemble à la réussite de la Corse. Je vous remercie
dimanche 8 avril 2012
2012/04/07&08
17h04, ce dimanche est placé sous le signe du soleil. Peu de vent et quelques nuages qui masquent, de temps en temps, les rayons qui nous réchauffent.
Les gens se baladent et s'installent aux terrasses.
Cette nuit, un terrible attentat a causé de graves blessures à un restaurateur d'une cinquantaine d'années. En plein centre ville, près du commissariat d'Ajaccio la terreur a frappé lourdement.La question qui se pose: Quand cela s'arrêtera-t-il?
Comme je l'avais annoncé la semaine dernière, les grévistes de la faim anti-JIRS ont cessé leur diète. La médiatisation n'aura pas suffit à influer sur la procédure judiciaire en cours.
Les juges n'ont pas cédé aux demandes de la défense.
Le Plan social de la SNCM est annoncé pour les prochains mois, cela devient inéluctable.
Les pertes d'emploi auront un effet considérables sur l'économie corse, à tout point de vue.
Quelle saison 2012 auront nous?
Beaucoup d'investissements ne seront pas rentabilisés faute d'affluence touristiques.
Angie est allée avec Marcelle à Conforama pour l'achat d'un frigo, elle est rentrée en soirée.
Anthony se retrouve à pied car sa moto est tombée en panne vers Sarrola.
Adam a été appelé ce dimanche pour travaillé au "Grill", cette situation ne l'enchante guère mais pour l'instant il travaille.
Vendredi soir a eu lieu l'atelier d'écriture et nous avons passé un bon moment comme d'habitude. D'ailleurs voici quelques définitions personnelles sur quelqques mots choisis:
Le dictionnaire de Crayons rompus...
Fleur : femme silencieuse
Peau : organe des sens le plus étendu et facile à trouver
Ivresse : c'est pile ou face, selon qu'on ait un pied ou deux sur le fil tendu
Ame : petite chose monosyllabique entre Là-haut et ici-bas
Ruminer : machouiller des idées noires pour en faire des nuits blanches
WC : 2 lettres arrogantes associées dans une précipitation logorrhéique et qui se prennent pour un lieu ; on les vomit si souvent qu'elles ont renvoyé à la fosse le cabinet des anciens
Politicien : sorte de ventilateur
Les gens se baladent et s'installent aux terrasses.
Cette nuit, un terrible attentat a causé de graves blessures à un restaurateur d'une cinquantaine d'années. En plein centre ville, près du commissariat d'Ajaccio la terreur a frappé lourdement.La question qui se pose: Quand cela s'arrêtera-t-il?
Comme je l'avais annoncé la semaine dernière, les grévistes de la faim anti-JIRS ont cessé leur diète. La médiatisation n'aura pas suffit à influer sur la procédure judiciaire en cours.
Les juges n'ont pas cédé aux demandes de la défense.
Le Plan social de la SNCM est annoncé pour les prochains mois, cela devient inéluctable.
Les pertes d'emploi auront un effet considérables sur l'économie corse, à tout point de vue.
Quelle saison 2012 auront nous?
Beaucoup d'investissements ne seront pas rentabilisés faute d'affluence touristiques.
Angie est allée avec Marcelle à Conforama pour l'achat d'un frigo, elle est rentrée en soirée.
Anthony se retrouve à pied car sa moto est tombée en panne vers Sarrola.
Adam a été appelé ce dimanche pour travaillé au "Grill", cette situation ne l'enchante guère mais pour l'instant il travaille.
Vendredi soir a eu lieu l'atelier d'écriture et nous avons passé un bon moment comme d'habitude. D'ailleurs voici quelques définitions personnelles sur quelqques mots choisis:
Le dictionnaire de Crayons rompus...
Fleur : femme silencieuse
Peau : organe des sens le plus étendu et facile à trouver
Ivresse : c'est pile ou face, selon qu'on ait un pied ou deux sur le fil tendu
Ame : petite chose monosyllabique entre Là-haut et ici-bas
Ruminer : machouiller des idées noires pour en faire des nuits blanches
WC : 2 lettres arrogantes associées dans une précipitation logorrhéique et qui se prennent pour un lieu ; on les vomit si souvent qu'elles ont renvoyé à la fosse le cabinet des anciens
Politicien : sorte de ventilateur
vendredi 6 avril 2012
2012/04/06
00h09, ce vendredi gris et pluvieux dans la soirée a sonné la fin des jours de beau temps.
Ce soir Bastia et le Gazelec ont gagné leur matches. Le SCB a douze points d'avance sur le second de ligue 2. L'avance est confortable mais il faudra rester vigilant car il reste quelques journées avant la fin du suspense pour la remontée en ligue 1.
Le fils d'Alain Orsoni est maintenu en détention par le juge des libertés pendant six mois, la procédure judiciaire continue.
Ce soir Bastia et le Gazelec ont gagné leur matches. Le SCB a douze points d'avance sur le second de ligue 2. L'avance est confortable mais il faudra rester vigilant car il reste quelques journées avant la fin du suspense pour la remontée en ligue 1.
Le fils d'Alain Orsoni est maintenu en détention par le juge des libertés pendant six mois, la procédure judiciaire continue.
jeudi 5 avril 2012
2012/04/05
21h09, ce jeudi a vu peu le soleil mais nous n'avons pas eu la pluie. Sur Ajaccio , au dessus de nos têtes les nuages gris n'ont fait que passer pour aller se déchirer sur les montagnes alentour. Des températures douces et un vent faible sur notre région. Pour demain, alternance de gris et de jaune avec de la pluie, peut-être.
Aujourd'hui, le jeune Lisandru Plazenzottu a été remis en liberté conditionnelle, c'est depuis des mois l'espoir des parents qui se réalise.
D'un autre côté, Guy Orsoni a vu sa remise en liberté refusée.
Divorce entre le SCB et la communauté d'agglomération de Bastia, à cause d'un refus par la CAB d'octroyer un bail emphytéotique au club .Les services administratifs seront déplacés dans un autre lieu.
Ce matin, je suis allé donner les pièces comptables manquantes à Christiane pour le bilan 2011.
un petit poème:
Petite Princesse
Cette nuit j'ai fait un songe.
J'ai rêvé d'une petite princesse,
D'un doux petit teint rosé
Si agréable et si belle à regarder.
De ses yeux clairs couleur de vert
Me transportait dans un monde d'univers,
Au chaleureux royaume de son coeur
Pour me faire partager son bonheur.
Si calme et si douce à mes côtés,
Mon coeur ne fait que chanter
Une douce mélodie d'amour
Pour conquérir son coeur de velours.
Avec son sourire d'angélique
Mon rêve devient magnifique.
De ses douces lèvres j'ai rêvé,
D'un geste tendre elle ma guidé
Pour me donner un doux baiser.
À mon réveil je m'émerveille
En découvrant près de moi
Sa peau douce comme de la soie.
Je réalise mon bonheur et ma joie
Car cette petite princesse c'est toi.
- Macha -
Aujourd'hui, le jeune Lisandru Plazenzottu a été remis en liberté conditionnelle, c'est depuis des mois l'espoir des parents qui se réalise.
D'un autre côté, Guy Orsoni a vu sa remise en liberté refusée.
Divorce entre le SCB et la communauté d'agglomération de Bastia, à cause d'un refus par la CAB d'octroyer un bail emphytéotique au club .Les services administratifs seront déplacés dans un autre lieu.
Ce matin, je suis allé donner les pièces comptables manquantes à Christiane pour le bilan 2011.
un petit poème:
Petite Princesse
Cette nuit j'ai fait un songe.
J'ai rêvé d'une petite princesse,
D'un doux petit teint rosé
Si agréable et si belle à regarder.
De ses yeux clairs couleur de vert
Me transportait dans un monde d'univers,
Au chaleureux royaume de son coeur
Pour me faire partager son bonheur.
Si calme et si douce à mes côtés,
Mon coeur ne fait que chanter
Une douce mélodie d'amour
Pour conquérir son coeur de velours.
Avec son sourire d'angélique
Mon rêve devient magnifique.
De ses douces lèvres j'ai rêvé,
D'un geste tendre elle ma guidé
Pour me donner un doux baiser.
À mon réveil je m'émerveille
En découvrant près de moi
Sa peau douce comme de la soie.
Je réalise mon bonheur et ma joie
Car cette petite princesse c'est toi.
- Macha -
mercredi 4 avril 2012
2012/04/04
22h18, ce mercredi la pluie est tombée pour de bon sur Ajaccio. Tôt ce matin, les premières gouttes ont redonné espoir aux paysans corses.
Les températures oscillent entre 16° et 18°, c'est le début du printemps.
Sur Facebook, j'ai eu la surprise de voir le premier baiser de mon fils Adamm avec sa copine Marine Foulon. Samedi dernier, Adam me l'a présenté au Bistrot.
Angie est partie chez sa grand-mère ce mercredi car "minou" a travaillé au centre aéré de Candia.Ce matin François Casasoprana, conseiller municipal, est venu boire le café en compagnie de Gérard Leca, l’oléiculteur d'Ota-Porto.
Suspicion d'un cas de méningite à Ajaccio depuis hier, c'est la première fois que j'entends cela chez nous.
Rififi à la chambre de commerce de Corse-du-sud, le président Nacer affronte la directrice du Palais des congrès, Nathalie CAU. L'affaire va se terminer devant la justice. Comme quoi, les affaires "d'amour" finissent mal en général.Ce qui est stupéfiant, c'est l'hypocrisie de toutes les personnes concernées par le problème.
Nous vivons une époque formidable.
Les températures oscillent entre 16° et 18°, c'est le début du printemps.
Sur Facebook, j'ai eu la surprise de voir le premier baiser de mon fils Adamm avec sa copine Marine Foulon. Samedi dernier, Adam me l'a présenté au Bistrot.
Angie est partie chez sa grand-mère ce mercredi car "minou" a travaillé au centre aéré de Candia.Ce matin François Casasoprana, conseiller municipal, est venu boire le café en compagnie de Gérard Leca, l’oléiculteur d'Ota-Porto.
Suspicion d'un cas de méningite à Ajaccio depuis hier, c'est la première fois que j'entends cela chez nous.
Rififi à la chambre de commerce de Corse-du-sud, le président Nacer affronte la directrice du Palais des congrès, Nathalie CAU. L'affaire va se terminer devant la justice. Comme quoi, les affaires "d'amour" finissent mal en général.Ce qui est stupéfiant, c'est l'hypocrisie de toutes les personnes concernées par le problème.
Nous vivons une époque formidable.
mardi 3 avril 2012
2012/04/04
18h26, ce mardi a commencé avec la grisaille qui laissait penser à l'arrivée de la pluie. Il n'en fut rien. Les températures étaient clémentes et le vent quasi nul.
Le magazine "24ore" est mis en liquidation judiciaire. Avec plus d'un million et demi d'euros de dettes, ce journal cessera sa publication cette semaine. Malgré les annonceurs qui l'auront soutenu, il n'aura pas fait ses preuves chez les lecteurs insulaires.
Ce matin à 10h au Grand Café Napoléon, j'ai assisté à l'annonce de la candidature de Simon Renucci pour les législatives 2012.
En passant devant le Bistrot, le Député-Maire est venu m'embrasser et j'ai demandé si je pouvais écouter son discours, il m'a invité à le suivre.
C'est la première fois que j'assiste à une campagne de Simon Renucci, de plus j'ai dans le passé affronté son adjoint sur la problématique du domaine public.
je l'ai trouvé serein, apaisé car depuis dix ans, il a acquis une expérience d'homme politique qui a su garder sa simplicité. C'est un atout dans notre société.
voici un article sur l'éloge de la social-démocratie:
Eloge de la social-démocratie
La Corse, comme le reste de la France, a besoin de social-démocratie.
Les valeurs que nous défendons avec Simon Renucci, qui déclare ce mardi sa candidature aux élections législatives de juin prochain, sont des valeurs de solidarité, de liberté, de progrès, et de paix ; et c’est sur la paix que je souhaiterais m’arrêter à la veille de cette campagne. Parce que sans elle, aucune société ne peut prospérer, ni se développer, ni connaître le développement durable, dont il est particulièrement question cette semaine.
Les sociaux-démocrates le savent bien, eux qui ont pris une part active à la construction européenne. Il faut se rappeler que nous revenons de loin, et même de très loin.
Nos grands-parents, comme nos arrières grands-parents, ont connu une Europe, celle d’avant Jean Monnet, dans laquelle la guerre était monnaie courante.
Une tous les vingt à trente ans en moyenne, autant dire un conflit à chaque génération, autrement plus grave et plus meurtrier qu’un simple conflit de génération. La Corse a payé un lourd tribut à ce climat d’insécurité permanente, notamment lors de la Première Guerre mondiale. Aussi faut-il mesurer combien la période de paix que nous vivons depuis plus de soixante ans est exceptionnelle.
Je ne suis pourtant pas sûr que les plus jeunes savent toujours bien leur chance : avoir 20 ans et être appelé sur le front signifiait en 1915 rejoindre l’enfer des tranchées, alors qu’avoir 20 ans et être appelé sur le front signifie plutôt en 2012 rejoindre ses amis, aux beaux jours, sur une terrasse du front de mer… Que de chemin parcouru en moins d’un siècle !
Bien sûr, l’Europe telle qu’elle fonctionne désormais n’est pas parfaite ; bien sûr, son modèle demande à être amélioré. Mais la crise de la dette ne doit pas conduire à l’abandon du rêve européen, à l’instar de ce que souhaitent certains partis extrémistes.
L’Union européenne a le mérite d’être une réalité, et d’offrir de nouveaux horizons à une île comme la nôtre. Lorsque l’Europe était divisée, et la France centralisée recroquevillée derrière ses frontières, nous ne représentions pour Paris qu’une lointaine périphérie. Aujourd’hui, en revanche, au cœur d’un vaste espace décloisonné, la Corse est une collectivité territoriale qui jouit de compétences étendues, et qui a la possibilité de s’entendre directement avec ses voisins européens et méditerranéens.
Elle entre de plein pied dans le XXIe siècle ; c’est-à-dire dans un monde où l’étranger ne doit plus représenter le danger, mais l’opportunité ; ne doit plus représenter l’adversaire, mais le partenaire ; ne doit plus représenter l’ennemi, mais l’ami ; celui avec lequel nous pouvons échanger autour du bien commun et bâtir des lendemains qui chantent. Cette Europe-là admet du reste la pluralité des identités, et la nôtre y a pleinement sa place : la démocratie paolienne, au siècle des Lumières, n’était-elle pas son salon ?
Nous n’oublions pas qui nous sommes, ni d’où nous venons, afin de savoir vers où nous voulons aller. Encore les échanges doivent-ils être équitables. Et le développement, s’il doit être durable, doit également bénéficier à tous ; ce qui suppose une solidarité qui maintienne le lien social, et n’abandonne personne aux aléas de la précarité.
Les valeurs que nous défendons nous donnent un cap à tenir. La solidarité, la liberté, le progrès et la paix : telles sont les idées capitales qui suivront et soutiendront la Corse du XXIe siècle, comme le reste de la France. Et c’est bien cette voix-là que, dans l’opposition depuis dix ans, Simon Renucci n’a cessé de faire entendre à l’Assemblée nationale.
Pendant que Nicolas Sarkozy s’employait à dresser les Français les uns contre les autres, et qu’il engageait le pays dans la voie du sous-développement en s’attaquant aux retraites, à l’accès aux soins ou encore au service public d’éducation, le député de la 1ère circonscription de Corse-du-Sud n’a pas démérité. Il est régulièrement intervenu pour attirer l’attention sur la situation des plus fragiles dans une société de plus en plus inégalitaire.
Simon Renucci, c’est 23 propositions de lois cosignées, 320 questions écrites, et plus de 1600 amendements de 2007 à 2012. Nous avons un bon parlementaire pour redonner du sens à la république, et à la Corse dans la République : gardons-le !
Anne-Marie la lectrice de la FALEP qui intervient dans l'école d'Angie est passée me parler de ma fille. Elle l'a trouve super et l'aide à asseoir sa personnalité, elle lui donne confiance. Notre petit amour a participé à une interview sans avoir honte grace à Anne-Marie qui lui a recommandé de se "lâcher" face au journaliste.
à 18h, elle est venue me faire un bisou en revenant de la piscine. "minou" et moi sommes fiers de notre petite fée. En ce moment , elle redécouvre l'histoire du "petit prince".
Au mois de mars, nous avons sensiblement augmenté notre chiffre par rapport à N-1, du simple au double. Mais les charges ont augmenté.
« L’écriture est la peinture de la voix. »
Le magazine "24ore" est mis en liquidation judiciaire. Avec plus d'un million et demi d'euros de dettes, ce journal cessera sa publication cette semaine. Malgré les annonceurs qui l'auront soutenu, il n'aura pas fait ses preuves chez les lecteurs insulaires.
Ce matin à 10h au Grand Café Napoléon, j'ai assisté à l'annonce de la candidature de Simon Renucci pour les législatives 2012.
En passant devant le Bistrot, le Député-Maire est venu m'embrasser et j'ai demandé si je pouvais écouter son discours, il m'a invité à le suivre.
C'est la première fois que j'assiste à une campagne de Simon Renucci, de plus j'ai dans le passé affronté son adjoint sur la problématique du domaine public.
je l'ai trouvé serein, apaisé car depuis dix ans, il a acquis une expérience d'homme politique qui a su garder sa simplicité. C'est un atout dans notre société.
voici un article sur l'éloge de la social-démocratie:
Eloge de la social-démocratie
La Corse, comme le reste de la France, a besoin de social-démocratie.
Les valeurs que nous défendons avec Simon Renucci, qui déclare ce mardi sa candidature aux élections législatives de juin prochain, sont des valeurs de solidarité, de liberté, de progrès, et de paix ; et c’est sur la paix que je souhaiterais m’arrêter à la veille de cette campagne. Parce que sans elle, aucune société ne peut prospérer, ni se développer, ni connaître le développement durable, dont il est particulièrement question cette semaine.
Les sociaux-démocrates le savent bien, eux qui ont pris une part active à la construction européenne. Il faut se rappeler que nous revenons de loin, et même de très loin.
Nos grands-parents, comme nos arrières grands-parents, ont connu une Europe, celle d’avant Jean Monnet, dans laquelle la guerre était monnaie courante.
Une tous les vingt à trente ans en moyenne, autant dire un conflit à chaque génération, autrement plus grave et plus meurtrier qu’un simple conflit de génération. La Corse a payé un lourd tribut à ce climat d’insécurité permanente, notamment lors de la Première Guerre mondiale. Aussi faut-il mesurer combien la période de paix que nous vivons depuis plus de soixante ans est exceptionnelle.
Je ne suis pourtant pas sûr que les plus jeunes savent toujours bien leur chance : avoir 20 ans et être appelé sur le front signifiait en 1915 rejoindre l’enfer des tranchées, alors qu’avoir 20 ans et être appelé sur le front signifie plutôt en 2012 rejoindre ses amis, aux beaux jours, sur une terrasse du front de mer… Que de chemin parcouru en moins d’un siècle !
Bien sûr, l’Europe telle qu’elle fonctionne désormais n’est pas parfaite ; bien sûr, son modèle demande à être amélioré. Mais la crise de la dette ne doit pas conduire à l’abandon du rêve européen, à l’instar de ce que souhaitent certains partis extrémistes.
L’Union européenne a le mérite d’être une réalité, et d’offrir de nouveaux horizons à une île comme la nôtre. Lorsque l’Europe était divisée, et la France centralisée recroquevillée derrière ses frontières, nous ne représentions pour Paris qu’une lointaine périphérie. Aujourd’hui, en revanche, au cœur d’un vaste espace décloisonné, la Corse est une collectivité territoriale qui jouit de compétences étendues, et qui a la possibilité de s’entendre directement avec ses voisins européens et méditerranéens.
Elle entre de plein pied dans le XXIe siècle ; c’est-à-dire dans un monde où l’étranger ne doit plus représenter le danger, mais l’opportunité ; ne doit plus représenter l’adversaire, mais le partenaire ; ne doit plus représenter l’ennemi, mais l’ami ; celui avec lequel nous pouvons échanger autour du bien commun et bâtir des lendemains qui chantent. Cette Europe-là admet du reste la pluralité des identités, et la nôtre y a pleinement sa place : la démocratie paolienne, au siècle des Lumières, n’était-elle pas son salon ?
Nous n’oublions pas qui nous sommes, ni d’où nous venons, afin de savoir vers où nous voulons aller. Encore les échanges doivent-ils être équitables. Et le développement, s’il doit être durable, doit également bénéficier à tous ; ce qui suppose une solidarité qui maintienne le lien social, et n’abandonne personne aux aléas de la précarité.
Les valeurs que nous défendons nous donnent un cap à tenir. La solidarité, la liberté, le progrès et la paix : telles sont les idées capitales qui suivront et soutiendront la Corse du XXIe siècle, comme le reste de la France. Et c’est bien cette voix-là que, dans l’opposition depuis dix ans, Simon Renucci n’a cessé de faire entendre à l’Assemblée nationale.
Pendant que Nicolas Sarkozy s’employait à dresser les Français les uns contre les autres, et qu’il engageait le pays dans la voie du sous-développement en s’attaquant aux retraites, à l’accès aux soins ou encore au service public d’éducation, le député de la 1ère circonscription de Corse-du-Sud n’a pas démérité. Il est régulièrement intervenu pour attirer l’attention sur la situation des plus fragiles dans une société de plus en plus inégalitaire.
Simon Renucci, c’est 23 propositions de lois cosignées, 320 questions écrites, et plus de 1600 amendements de 2007 à 2012. Nous avons un bon parlementaire pour redonner du sens à la république, et à la Corse dans la République : gardons-le !
Anne-Marie la lectrice de la FALEP qui intervient dans l'école d'Angie est passée me parler de ma fille. Elle l'a trouve super et l'aide à asseoir sa personnalité, elle lui donne confiance. Notre petit amour a participé à une interview sans avoir honte grace à Anne-Marie qui lui a recommandé de se "lâcher" face au journaliste.
à 18h, elle est venue me faire un bisou en revenant de la piscine. "minou" et moi sommes fiers de notre petite fée. En ce moment , elle redécouvre l'histoire du "petit prince".
Au mois de mars, nous avons sensiblement augmenté notre chiffre par rapport à N-1, du simple au double. Mais les charges ont augmenté.
« L’écriture est la peinture de la voix. »
lundi 2 avril 2012
2012/04/01&02
21h44, ce lundi nuageux a apporté les premières gouttes de pluie.Cet après-midi, le ciel a versé ses larmes fines et légères sur la région d'Ajaccio, elles ont cessé en fin de journée.
Ce week-end François Bayrou est venu sur l'île délivrer un message anti-jacobin. Il est pour une diversité qui se rassemblerait pour construire une nation forte. Les nationalistes ont apprécié ce discours d'autonomie.Du moins le PNC. Les indépendantistes soutiendront le candidat POUTOU du NPA.
Pourtant , en Corse, peu de gens se mobilisent pour le béarnais du centre bien qu'il est un fort capital de sympathie.
Le fils d'Alain Orsoni a eu une confrontation à la prison des Baumettes avec les juges de la JIRS. Ces derniers ont demandé le maintien en détention devant le juge des libertés, la réponse sera donnée vendredi prochain.
Le jeune homme s'est rendu à la convocation à l'aide de béquilles pour appuyer sa marche faible.
Hier Angie est allée à l'anniversaire de sa copine Soizic .
Alexandre a mal aux jambes depuis son footing de la semaine passée. Normal, car cela fait longtemps qu'il n'a pas procuré autant d'efforts.
Adam devait être rappelé pour son travail au "GRILL", il attend.
Samedi , il m'a présenté sa copine, une petite blonde mignonnette qui je crois s'appelle Marine.
Ce matin à l'école d'Angie, une nouvelle mesure était installée par Le Député-Maire Simon Renucci entouré de quelques élus dont mon"ami" François Gabrielli. Le PAPY et la MAMIE PRUDENCE aideront à l'entrée et à la sortie des écoles tous les petits à traverser sur la voie publique.
Ensuite, j'ai envoyé la lettre au Député-Maire que j'ai publié ,hier, dans le blog.
Dans le Corse-Matin du jour, trois élus d'opposition monte au créneau pour attaquer la municipalité. Trop de mensonges vont finir par tuer l'illusion des opposants.
Comme disait Soljenitsyne :Le mensonge vieillit et meurt comme l'homme.
Ce week-end François Bayrou est venu sur l'île délivrer un message anti-jacobin. Il est pour une diversité qui se rassemblerait pour construire une nation forte. Les nationalistes ont apprécié ce discours d'autonomie.Du moins le PNC. Les indépendantistes soutiendront le candidat POUTOU du NPA.
Pourtant , en Corse, peu de gens se mobilisent pour le béarnais du centre bien qu'il est un fort capital de sympathie.
Le fils d'Alain Orsoni a eu une confrontation à la prison des Baumettes avec les juges de la JIRS. Ces derniers ont demandé le maintien en détention devant le juge des libertés, la réponse sera donnée vendredi prochain.
Le jeune homme s'est rendu à la convocation à l'aide de béquilles pour appuyer sa marche faible.
Hier Angie est allée à l'anniversaire de sa copine Soizic .
Alexandre a mal aux jambes depuis son footing de la semaine passée. Normal, car cela fait longtemps qu'il n'a pas procuré autant d'efforts.
Adam devait être rappelé pour son travail au "GRILL", il attend.
Samedi , il m'a présenté sa copine, une petite blonde mignonnette qui je crois s'appelle Marine.
Ce matin à l'école d'Angie, une nouvelle mesure était installée par Le Député-Maire Simon Renucci entouré de quelques élus dont mon"ami" François Gabrielli. Le PAPY et la MAMIE PRUDENCE aideront à l'entrée et à la sortie des écoles tous les petits à traverser sur la voie publique.
Ensuite, j'ai envoyé la lettre au Député-Maire que j'ai publié ,hier, dans le blog.
Dans le Corse-Matin du jour, trois élus d'opposition monte au créneau pour attaquer la municipalité. Trop de mensonges vont finir par tuer l'illusion des opposants.
Comme disait Soljenitsyne :Le mensonge vieillit et meurt comme l'homme.
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