lundi 11 juin 2012

2012/06/11

00h01. lundi. Temps très gris en matinée. Le soleil est revenu après midi. Le premier tour des législatives est apssé. La gauche est en tête, de peu. La logique est respectée après la présidentielle. Le premier ministre sera de gauche et sans doute le même qu'aujourd'hui: JM Ayrault. En Corse , deux nationalistes sont qualifiés pour le 17 juin. Renucci n'a pas pris la pâtée comme annoncée par la rumeur ajaccienne. Giaccobbi est très à l'aise pour le second tour. A Bastia , Gandolfi-scheit contre Simeoni et Zucarelli. Duel Rocca-Serra/ Angelini sur Porto-Vecchio. Dans la 2ème circonscription de Haute Corse, pas de surprise. Comme attendu, le tandem Paul Giacobbi - Joseph Castelli domine largement le scrutin en totalisant 43,60% des suffrages. Même si le président de l'exécutif de Corse devrait être réélu facilement, dimanche prochain, il y a néanmoins ballotage là où il annonçait sa victoire au 1er tour. En revanche, la droite, malgré un front uni, s'effondre. Stéphanie Grimaldi perd 18 % par rapport au scrutin de 2007 où elle était arrivée en tête au 1er tour, et ne parvient à rassembler que 24,78% des votants. La surprise FN La surprise, dans cette circonscription, vient de la poussée du Front national que l'on n'attendait pas, malgré la vague Bleu Marine des présidentielles. Estelle Massoni réalise 8,35%, confirmant la montée en force du FN dans les deux départements. A l'inverse, les nationalistes, les deux courants confondus, sont en deçà des résultats escomptés. Saveriu Luciani, de Femu a Corsica, avec 10,79 % réussit néanmoins à tirer son épingle du jeu dans un scrutin très personnalisé où les deux leaders du mouvement sont qualifiés pour le second tour. Petr'Anto Tomasi, avec 6,9%, est loin du score que lui prêtait le sondage IFOP. Le report de ces voix nationalistes est l'inconnue du second tour. Même si cela ne devrait pas inquiéter le député sortant, ce report sera lourd de significations pour les positionnements et les stratégies des uns et des autres, au-delà même du seul cadre de la circonscription. N.M. Laurent Marcangeli devance Renucci Dans la 1ère circonscription de Corse-du-Sud, le challenge est réussi pour Laurent Marcangeli, le jeune candidat UMP, qui arrive en tête avec 30,75% des votants devançant le député sortant, Simon Renucci, qui le talonne néanmoins à 29,39 %. La droite, qui présentait un front quasi-uni, perd, cependant, 10 points par rapport au 1er tour de 2007 où elle se présentait en ordre dispersé. Simon Renucci résiste bien et devrait profiter, dimanche prochain, du report des voix de Paul-Antoine Luciani qui réalise 7,57%. Le Front de gauche recule, comme partout en Corse, par rapport aux scores réalisés lors des présidentielles, mais gagne 2% par rapport à 2007. Le FN, 3ème force politique Là encore, la surprise est venue de la forte poussée du vote FN. José Risticoni engrange 10,27% des suffrages, devenant la 3ème force politique de la circonscription. Les deux candidats nationalistes dépassent, ensemble, la barre des 15 %, ne reproduisant pas le score obtenu lors des territoriales, mais risquent de jouer les arbitres. Romain Colonna recueille 9 % des suffrages, confirmant que, hors de ces deux têtes d'affiche, le mouvement autonomiste a du mal à rassembler. Paul Léonetti, avec seulement 6,63% des suffrages, confirme la chute de Corsica Libera sur les deux départements par rapport au score des territoriales. Un duel Angelini-Rocca Serra On attendait une possible triangulaire, mais c'est un duel qui va opposer le député sortant, Camille de Rocca Serra à son challenger Jean Christophe Angelini dans la 2ème circonscription de Corse du Sud. L'UMP Camille de Rocca Serra, que l'on a enterré un peu rapidement, réalise une belle remontée depuis sa défaite aux cantonales en totalisant 33% des suffrages. S'il devance nettement ses deux principaux adversaires, il perd 18 % par rapport à 2007 où il l'avait emporté, dès le 1er tour. A Porto-Vecchio où il avait été mis en minorité aux cantonales, il affiche près de 300 voix d'avance. Pas de triangulaire Avec 21,23%, Jean Christophe Angelini gagne 7 % et, surtout, élimine le mauvais scénario de la triangulaire, gardant ainsi une marge de manoeuvre pour le 2nd tour. Paul-Marie Bartoli, malgré l'appui de l'exécutif de la CTC, ne réussit pas à franchir la barre des 20% et ne récolte que 16,21% des suffrages. Dominique Bucchini, quand à lui, ne parvient pas à augmenter son score des territoriales. Si, avec 10,86%, il s'en sort mieux que les trois candidats communistes des autres circonscriptions, l'effet Mélenchon, comme le Front de Gauche, semble montrer ses limites dans l'île. Poussée nationaliste En revanche, deux surprises : le Front National réalise une belle poussée avec 9,82% des suffrages pour Bernard Angelini. Et le nationaliste, Paul Quastana, réussit un beau score de 9,82%, comparable à celui obtenu par son mouvement Corsica Libera aux territoriales. Il a, d'ores et déjà, annoncé qu'il ne donnerait pas de consignes de vote en faveur de Jean Christophe Angelini. Après la réserve de son homologue bastiais vis-à-vis de Gilles Simeoni, il y a tout lieu de penser que l'exécutif de Corsica Libera pourrait bien utiliser l'enjeu législatif pour régler ses comptes avec les modérés. Quoiqu'il en soit, à Porto-Vecchio, comme à Ajaccio ou à Bastia, rien n'est encore joué. N.M.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire