jeudi 22 mars 2012

2012/03/22

11h35, ce jeudi est une vraie journée de printemps. Le ciel est bleu et le soleil chauffe les passants qui commencent à se vêtir plus légèrement et pour cause.
cette journée est consacrée, pour la CTC, à une session spéciale transports.
La matinée est occupée par les questions orales à l'exécutif de Corse.
Les transports sont un véritable problème pour la Corse.
Dans le maritime : la Corse dicte ses conditions


Aujourd'hui, la session de l'Assemblée de Corse va s'ouvrir sur le dossier délicat du transport maritime de service public entre les ports insulaires et Marseille. Et ce, dans un climat tendu depuis que la délégation de service public (DSP), qui lie la Corse au tandem SNCM-La Méridionale, a été annulée en novembre par la cour administrative d'appel de Marseille. Jugé illégal, le service complémentaire (liaisons subventionnées en périodes de pointe) va être supprimé, entraînant le désarmement de deux navires et la suppression de 800 emplois.

De ce fait, la SNCM réclame à la Collectivité territoriale de Corse 100 millions d'indemnités pour rupture anticipée de la DSP. Gérard Couturier, le président du conseil de surveillance de la compagnie, a proposé à Paul Giacobbi, le président du conseil exécutif, de devenir « patron » de la SNCM pour l'euro symbolique. L'élu s'apprête pour sa part à demander au Sénat l'ouverture d'une enquête parlementaire sur les conditions, qu'il juge « scandaleuses », de la privatisation de la SNCM en 2005.

Hier, à la veille de soumettre son rapport à l'approbation des conseillers territoriaux, le patron de l'exécutif corse a précisé en conférence de presse le nouveau périmètre de la desserte maritime de service public : une capacité de 34.000 passagers par mois, contre 50.000 actuellement, et d'un peu plus de 70.000 camions par an, soit une division par deux, et 23 rotations par semaine.

Par ailleurs, Paul Giacobbi va demander la suppression de l'aide sociale au passager (dont bénéficie essentiellement Corsica Ferries). La suppression de ce dispositif devrait produire une économie annuelle de 17 millions.

L'élu corse a également qualifié « d'inconvenante et de probablement répréhensible » la proposition de Gérard Couturier, indiquant qu'à travers le montant symbolique qu'il propose, Veolia constate que la SNCM n'a plus aucune valeur nette, alors qu'elle est estimée à 200 millions d'euros : « Ce n'est donc pas la DSP qui est en cause, mais la gestion calamiteuse de la compagnie qui prétend aujourd'hui que la Collectivité territoriale de Corse doit régler l'ardoise de son incurie », juge l'élu.

Dans ces conditions, Paul Giacobbi n'exclut plus la possibilité de créer une société d'économie mixte resserrée, à titre expérimental, sur un périmètre de desserte n'impliquant que deux ou trois navires. Cette initiative est considérée comme l'amorce de la création d'une compagnie maritime régionale, revendication que portent les nationalistes et qui fait de plus en plus d'adeptes. Malgré tout, il en pointe les contraintes financières lourdes. Du coup, Paul Giacobbi va sagement jouer la montre en proposant la mise en place d'une commission pour étudier la faisabilité d'une SEM locale.

Enfin, les marins CGT de la SNCM et de la CMN ont annoncé hier un préavis de grève pour le 27 mars prochain.



A Toulouse, l'assaut a été lancé contre le tueur de militaires et d'enfants. Ce dernier s'était retranché dans son appartement et attendait les policiers du RAID. Avant de se faire abattre , le fou a blessé trois hommes des forces d'intervention.
Après plus de trente heures de siège, il a été impossible de prendre le forcené vivant.De plus ,par opportunité , un groupe se réclamant d'Al quaida a revendiqué ces évènements meurtriers de Toulouse et Montauban.
La volonté ne suffit pas toujours.
La campagne présidentielle va reprendre son cours normal, mais il y aura un avant et un après cette tuerie monstrueuse.
« Une foi n'est tolérable que si elle est tolérante. »

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